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mercredi 20 mai 2009

Rapport van het Minderhedenforum

Brève: De Vlaamse regering heeft onvoldoende resultaten geboekt in het minderhedenbeleid. Vlaams minister van Inburgering Marino Keulen pikt de kritiek niet.


Olivier Maingain a fait imprimer et envoyer mardi deux fois 25.000 convocations pour le 7 juin (une fois pour les élections régionales, une fois pour les européennes), en français, à destination des électeurs francophones des communes à facilités de Linkebeek, Wezembeek-Oppem et Crainhem.


Lire aussi:

Droits de l'Homme: La Flandre veut préparer son image
La Belgique fera l'objet en 2011 d'une évaluation de la part du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, un organe dont elle fait partie depuis trois ans. Dans cette perspective, le "Strategische Adviesraad Internationaal Vlaanderen" (SARiV-"Conseil consultatif stratégique Flandre internationale"), un organe officiel d'avis du gouvernement flamand, estime dans son rapport annuel du 15 mai 2009 que la Flandre, présentée comme une Nation à part entière, doit mieux préparer l'image qu'elle devra donner d'elle-même aux instances internationales (La Libre Belgique: "Droits de l'Homme: La Flandre soigne son image").


Epuration politique et linguistique dans la périphérie bruxelloise
La commune de Hal, située dans l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) a adopté un règlement selon lequel seuls les partis flamands pourront coller leurs affiches sur les panneaux mis en place par la commune à l'occasion des élections régionales et européennes du 7 juin prochain en Belgique (Le Soir: "Les partis francophones interdits d’affichage"). A Affligem, les autorités ont décidé de surcoller les affiches francophones avec des affiches blanches (Affichage électoral en francais interdit dans la périphérie bruxelloise).


Des étudiants nationalistes flamands manifestent à Bruxelles contre les “Rats Français”


Environ 2.000 personnes, 1.500 selon la police, ont participé ce dimanche 3 mai 2009 à Bruxelles, à une marche organisée par la "Katholiek Vlaams Hoogstudenten Verbond" (
KVHV), une association d'étudiants catholiques flamands (Lire aussi: Elections 2009: les milices flamandes à l'offensive). Les manifestants ont réclamé l’indépendance de la Flandre et l’intégration de la Région de Bruxelles dans un Etat Flamand souverain. Parmi les slogans lus et entendus: "Brussel Vlaams" ("Bruxelles Flamand"), "België Barst" ("Belgique Crève"), "Voor 't Belgiekske niekske, voor Vlaanderen alles" ("Rien pour la Belgique, Tout pour la Flandre") et "Franse ratten, rolt uw matten" ("Rats Français, Foutez le camp"). Liens: Het Gazet van Antwerpen: "Rechtse studenten betogen tegen 'Franse ratten'"; Brusselnieuws: "Nationalistische studenten eisen onafhankelijk Vlaanderen".


Van Rompuy: "2 milliards de moins pour la Flandre"
"Le gouvernement flamand disposera d'1,5 à 2 milliards d'euros en moins en 2010 en raison de la crise", a déclaré mercredi le Premier ministre Herman Van Rompuy (CD&V) dans la presse flamande. L'Etat fédéral va recevoir moins d'argent des impôts et va donc distribuer moins aux autres entités fédérées.
Herman Van Rompuy réagit ainsi aux projets électoraux de différents partis, comme l'Open Vld qui prévoit de doubler la prime à l'emploi en Flandre et une allocation supplémentaire à l'enfance en Flandre.

dimanche 12 avril 2009

L'intransigeance du ministre Keulen

Brève:
Le 1er avril, le Conseil de l'Europe avait une nouvelle fois interpellé le gouvernement flamand pour qu'il nomme les trois bourgmestres. Dans sa réponse, Marino Keulen avait réitéré son refus. En réaction, Michel Guégan, le rapporteur que le congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l'Europe avait dépêché il y a un an en Belgique se dit profondément préoccupé de l'intransigeance du ministre Keulen.
Le rapporteur du Conseil de l'Europe encourage donc les bourgmestres non nommés de Linkebeek, Wezembeek-Oppem et Crainhem à porter l'affaire devant les juridictions compétentes. Par ailleurs, une nouvelle mission de monitoring de la démocratie locale sera menée en Belgique, par le Conseil de l'Europe, après les élections régionales et européennes du 7 juin.

lundi 2 juin 2008

Les 3 bourgmestres doivent être nommés

Updated
Trois bourgmestres, six scénarios
Meeting de soutien aux bourgmestres en attente de nomination, ce soir, à Woluwe. Marino Keulen appréciera.(...)
Le ministre flamand Marino Keulen a toujours le sort des trois bourgmestres entre ses mains. Six possibilités s’offrent à lui maintenant…


1 Marino Keulen ne bouge pas. C’est le statu quo prolongé. Le ministre flamand ignore les nouveaux dossiers de candidature déposés en avril dernier par les trois élus francophones. Il élude également les récriminations du Conseil de l’Europe. Damien Thiéry, Arnold d’Oreye de Lantremange et François van Hoobrouck demeurent bourgmestres « faisant fonction ». Ils gouvernent, mais ils sont privés du « statut » de bourgmestre. Ils ne peuvent ceindre l’écharpe. Symboliquement, une tache. Politiquement, le problème reste entier.

2 Marino Keulen en rajoute. Le ministre flamand réitère explicitement son refus de nommer les bourgmestres francophones, cela après avoir examiné de près leurs arguments. Politiquement, une nouvelle gifle pour les francophones.

3 Marino Keulen craque. Il nomme les bourgmestres. Estimant que la sanction a assez duré (les élections communales remontent à octobre 2006), que l’image de la Flandre est en jeu, notamment après le rapport défavorable du Conseil de l’Europe, ou encore qu’il en va de l’unité de la famille libérale (lui est VLD, le pendant du MR-FDF au nord du pays), le ministre des Affaires intérieures se ravise. Il se mue en chantre de la pacification communautaire. On veut voir.

4 Marino Keulen attaque. Non seulement il repousse une nouvelle fois les candidatures des trois élus francophones, mais encore, il nomme lui-même les bourgmestres de Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem, en dehors du conseil communal. Il en a le droit. Il doit choisir un habitant de la commune de plus de 25 ans. Il a juste besoin d’un avis conforme de la députation permanente de la province du Brabant flamand. Pour les partis francophones, ce n’est pas une gifle, mais un coup de poing.

5 Marino Keulen s’efface. Un accord politique intervient dans la majorité gouvernementale, par lequel l’on s’engage à modifier à l’avenir le mode de nomination des bourgmestres. Problème : depuis 2001, la compétence est régionale. Il faudra donc modifier le décret flamand, de juillet 2005, réglant cette matière. Vous imaginez le parlement flamand faire le geste ?

6 Marino Keulen temporise. On se trouve ici dans l’hypothèse où les trois bourgmestres introduisent un recours devant le Conseil d’Etat, ce qu’ils n’ont pas fait jusqu’à présent. Leur avocat, Me Frédéric Gosselin, n’est pas convaincu. La décision incomberait à une chambre flamande du conseil d’Etat, la même qui avait soutenu jadis les circulaires Peeters. En plus, le conseil d’Etat tranche en moyenne après quatre ans de réflexion. Ce qui permettrait probablement aux partis flamands de geler la situation jusqu’au prochain scrutin communal, en 2012. Les trois bourgmestres n’auraient plus qu’à se faire réélire et, cette fois, à envoyer leurs convocations électorales en néerlandais…



"Tous les francophones sont concernés"

Meeting de soutien aux trois maïeurs de la périphérie bruxelloise, ce lundi soir. On y attend des représentants des quatre partis francophones. Pour Damien Thiéry, la nomination est un préalable au round institutionnel.
Entretien
Ce lundi soir, on vous met le feu. Un meeting de soutien aux trois bourgmestres non nommés de la périphérie bruxelloise (Linkebeek, Wezembeek, Crainhem) est organisé, ce lundi soir, à Woluwe-Saint-Lambert dans le fief d'Olivier Maingain. Damien Thiéry (FDF, Linkebeek) dresse un état des lieux de cette situation explosive.
Pourquoi organisez-vous ce meeting ?
Il y a énormément de gens qui viennent nous trouver, nous, les trois bourgmestres, en demandant s'ils peuvent nous aider. Ils nous disent qu'ils sont ennuyés, qu'on leur impose de voter, mais qu'une fois que les urnes ont rendu leur verdict, on ne le respecte pas. Plutôt que de voir la population descendre manifester dans la rue, il est plus constructif de faire une manifestation organisée dans un bâtiment. Nous avons toujours évité les débordements, malgré que nous, francophones, soyons victimes d'agressions constantes.
Des représentants des quatre partis francophones sont attendus...
Oui. La population francophone de la périphérie en a marre : pas seulement celle qui a voté pour nous, mais aussi celle qui a voté pour le PS, les Ecolos ou le CDH... Nous avons, dans les trois communes, des majorités où les quatre partis francophones sont présents. Le combat pour la nomination des bourgmestres dépasse les clivages des partis. Tous les francophones sont concernés. Comme les trois bourgmestres sont MR, il était logique que nous nous occupions de la logistique du meeting.


Notre démocratie est en danger: la pieuvre continue à politiser nos administrations qui se métastasent en entités privées d'intérêts publics et de plus en plus de discussions d'ordre juridique, ne retiennent que les éléments politiques ou partisans.

Le rapporteur du Conseil de l’Europe s’est penché il y a quelques jours sur la situation des trois bourgmestres non nommés de la périphérie bruxelloise (Damien Thiéry à Linkebeek, Arnold d’Oreye à Crainhem et François van Hoobrouck à Wezembeek-Oppem) et a constaté dans ce dossier cinq « manquements » à la Charte européenne de l’autonomie locale.






Damien Thiéry, le bourgmestre de Linkebeek :

« Le rapporteur a tout compris. Il est grand temps que l’Europe entière constate ce qui se passe en Flandre, je suis certain que ce rapport l’éclairera mieux sur la situation. Ensuite, il est fondamental de comprendre que, le jour où la convention-cadre sera ratifiée, il n’y aura plus de problème institutionnel en Belgique. C’est ce qu’a également compris le rapporteur breton. Dans son rapport, il parle d’ «infractions reprochées».
Pour nous, il n’y a aucune infraction. Nous avons tous trois respecté la loi. »


Lire aussi:
Il faut désormais parler néerlandais afin d’obtenir un terrain à Zaventem …
Ce lundi 26 mai, le conseil communal de Zaventem a voté, 22 voix contre 6 [les 6 conseillers minoritaires de l'Union Francophone], l’application d’un règlement indiquant que les terrains communaux ne pourront plus être vendus qu’à des candidats pouvant parler le néerlandais ou s’engageant à l’apprendre.
L’échevin du logement et député régional, intoxiqué au plus haut point par la flamingite-aiguë, Eric Van Rompuy a expliqué que de toute manière « tous les candidats respectaient les critères de vente ». Il a ajouté dans une interview accordée à la RTBF que « les francophones devaient cesser de les insulter » et aussi qu’il « n’était pas raciste » [sic! Franse ratten, rol uw matten !, c'est amical je présume ?]. Du coté du l’Union Francophone on estime bien entendu que ce règlement est « tout a fait discriminatoire ».


L’obsession linguistique


L’obsession linguistique de la Flandre est bien connue, même à l’étranger. Dès lors, faut-il une nouvelle fois en parler, vous bassiner avec cette histoire belgo-belge ridicule et mesquine à l’heure de l’Europe ? Bien sûr que oui ! On n’en parlera jamais assez car cela va bien au-delà du ridicule et du mesquin.

Drie burgemeesters en de Raad van Europa
De Raad van Europa heeft zijn rapport gepubliceerd en de Rapporteurs hebben hun bevindingen medegedeeld. Hier onder kan je het commentaar horen van Luc Vanden Brande over deze aangelegenheid.

La Flandre est-elle "lisible"?
Il y a de l’eau dans le gaz entre la rédaction de Flanders Today et son “actionnaire”, le gouvernement flamand. En cause: une erreur de détail mais lourde de sens dans le traitement de l’info sur les 3 bourgmestres francophones non nommés de la périphérie bruxelloise. FT a écrit que ce que le gouvernement leur reprochait était d’avoir envoyé à leurs administrés de la propagande électorale en français…