lundi 19 octobre 2009

“torpiller Didier Reynders”



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Vers le dossier spécial Fortis de la Libre

Fortisgate bis
Didier Reynders "choqué" par l'attitude de Dirk Van der Maelen


Fortis: 'politici nog niet witgewassen'

Volgens SP.A-Kamerlid Renaat Landuyt mogen er niet overhaast conclusies getrokken worden uit het eindverslag van onderzoeksrechter-raadsheer Henri Heimans. Ook Stefaan Van Hecke (Groen!) wijst erop dat het gerecht niet de bedoeling had te onderzoeken of er sprake was van politieke beïnvloeding. Voormalig voorzitter Bart Tommelein van de Fortis-onderzoekscommissie reageert in dezelfde zin.

De Standaard schreef vrijdag dat het onderzoek van Heimans (dat bijna is afgerond) geen bewijzen van politieke beïnvloeding bij Fortisgate aan het licht heeft gebracht.

Landuy wijst erop dat dat niet de taak was van de onderzoeksopdracht van Heimans. Hij onderzocht de lekken bij het Fortisarrest. In die zaak stelde hij drie mensen in verdenking.


Fortisgate : un autre scénario se dessine
Un nouveau scénario se dessine dans les contacts qu’ont eus les magistrats de la 18ème chambre de la cour d’appel de Bruxelles avant de rendre l’arrêt Fortis le 12 décembre. La juge Mireille Salmon et le président Paul Blondeel ont été entendus par les enquêteurs.
Jusqu’à présent, c’étaient les contacts de la juge Schurmans, menant indirectement vers les cabinets Leterme et Reynders qui étaient cités, peut-on lire dans la Libre Belgique.

La juge Mireille Salmon, étiquetée PS, a eu des contacts avec un banquier d’affaires qui était en relation avec Deminor et le cabinet Modrikamen.

Le président Paul Blondeel, étiqueté sp.a, a, de son côté, eu de nombreux contacts téléphoniques avec le député sp.a Van der Maelen, ajoute le journal.

Les deux magistrats ont été entendus cette semaine par les enquêteurs.

La composition de la chambre est également très étonnante. Le premier président Guy Delvoie, proche du VLD, hostile à une vente de Fortis à BNP, aurait ainsi écarté un magistrat considéré comme indépendant pour le remplacer par Mme Salmon dans la chambre à trois juges.

Peu avant l’arrêt, Mme Salmon a eu de nombreux contacts avec le banquier Lionel Perl. Ce dernier était en relation avec les cabinets Modrikamen et Deminor. Il leur a notamment écrit comment se conformer à l’arrêt de la cour et sera désigné, en avril 2009, administrateur de Fortis Holding sur proposition des deux cabinets.

De son côté, Paul Blondeel, également entendu par les enquêteurs à Gand, a peiné à expliquer ses nombreux contacts avec M. Van der Maelen. Ce dernier dit que l’unique objectif était de

“torpiller Didier Reynders”


EXCLUSIF: Voici le nouveau scénario du "Fortisgate"

de Martin Buxant

L'enquête prend un tour inédit dans l'affaire Fortis. Avec de nouvelles pistes. Lundi, la juge Salmon a été entendue. Hier, c'était au tour de Paul Blondeel.

C’est un raté. C’est un boulevard à côté duquel sont passés enquêteurs, journalistes ou députés de la commission d’enquête parlementaire Fortis sans l’apercevoir. Mais, aujourd’hui, la toile qui a mené à la chute du gouvernement Leterme en décembre 2008 est en passe d’être reconstituée.

Grâce à un travail de fourmi, grâce à une reconstitution minutieuse des évènements pratiquée par des enquêteurs chevronnés, grâce à des confrontations entre les témoignages des dizaines d’acteurs de ce thriller qui navigue entre trois mondes : le politique, le judiciaire et le financier. Et voilà, déjà, une conclusion qui s’impose : le vrai scénario du "Fortisgate" est bien différent de celui servi depuis un an

Bref rappel. La ligne "officielle" et dominante jusqu’à aujourd’hui est la suivante : Christine Schurmans, conseillère à la cour d’appel de Bruxelles, appelée à rendre un arrêt dans l’affaire Fortis en décembre 2008 au sein de la 18e Chambre, est le "maillon faible". C’est elle qui a averti son mari Jan De Groof, c’est elle qui a averti le président de la Cour de cassation Ivan Verougstraete, c’est elle qui a averti son amie Nicole Diamant d’irrégularités au sein de la 18e Chambre. Le refrain est connu : Hans D’Hondt et Olivier Henin, les directeurs de cabinet de Yves Leterme et de Didier Reynders, auraient mis les mains dans le cambouis avec l’aide de l’avocat de l’Etat Christian Van Buggenhout. Et voilà, à peu de chose près, le scénario "officiel" du "Fortisgate" ficelé.

Si ce scénario se contentait d’être inexact, ce serait (déjà) gravissime. Mais il y a pire : il masque une autre version du "Fortisgate" - plus terrible.

La voici.

A l’origine des doutes des enquêteurs, il y a cette question : qu’avait à gagner la magistrate Schurmans à claironner et à avertir ses supérieurs que l’arrêt était biaisé ? Pas grand-chose. Elle est en fin de carrière et ne peut in fine que ternir sa réputation A l’arrivée, les enquêteurs étudient les contacts d’une alliance objective entre certains magistrats, responsables politiques et associations de défense des actionnaires. A l’arrivée, c’est une étrange collusion entre partenaires occasionnels qui partagent un point commun : leur hostilité à la vente de Fortis Banque aux Français de BNP-Paribas. Plongée en eaux troubles.

La composition de la 18e Chambre de la cour d’appel ayant rendu un arrêt dans l’affaire Fortis le 12 décembre dernier est la suivante : Christine Schurmans, Mireille Salmon et Paul Blondeel. Ces trois magistrats sont placés sous l’autorité du premier président Guy Delvoie. Déjà, une pierre d’achoppement. Il apparaît, en effet, que Mireille Salmon n’aurait pas dû faire partie de cette Chambre. Initialement, un autre conseiller de la cour d’appel devait siéger à sa place : Koen Moens. Celui-ci est considéré comme "indépendant" dans un monde judiciaire où chaque magistrat a une couleur politique.

Koen Moens était-il "trop" indépendant ? Toujours est-il que Guy Delvoie, connu pour ses accointances avec les libéraux flamands, décide de l’écarter du siège et de désigner Mireille Salmon à sa place. Pourquoi ? Guy Delvoie n’explique pas clairement cette révocation. Et sa version contredit celle du conseiller Koen Moens. Guy Delvoie est l’ex-beau-frère de Patrick Dewael, mais c’est aussi une connaissance de Karel De Gucht. Pour mémoire : ces deux responsables VLD se sont férocement opposés à la vente de Fortis à BNP - allant jusqu’à débarquer dans le bureau d’Yves Leterme un dimanche après-midi (le 5/10/2008) pour le sensibiliser à la nationalisation de Fortis.

Toujours est-il que Koen Moens est écarté du siège. Et que la conseillère Mireille Salmon entre dans la danse.

Vives tensions au sein du parti socialiste flamand SP.a.
Le sp.a tirera des conclusions sur son fonctionnement interne lors d'une réunion organisée le 5 décembre. C'est ce qu'il est ressorti samedi d'une discussion menée à huis clos, entre la tête du parti et les militants, en prélude au Congrès des socialistes flamands.

L'ensemble des sections est invité à formuler des propositions portant sur l'organisation, le fonctionnement et la communication, et les écueils seront franchis lors d'un Conseil des président et secrétaires de parti. La position de la présidente Caroline Gennez ne fait plus l'objet de discussions, a-t-on appris. Les participants à la réunion de crise entendent regarder vers l'avenir et cesser avec les querelles intestines. Même sp.a Rood, l'aile gauche contestataire au sein du parti, s'est rallié à ce compromis, préférant attendre la réunion du 5 décembre

L'ile aux fleurs



"Quand on négocie avec un Etat, il faut le respecter"

"Quand on négocie avec un Etat, il faut le respecter"

Le gouvernement belge a exigé de GDF Suez, au lendemain des déclarations de Gérard Mestrallet, patron du groupe français, un accord signé sur les engagements pris de manière informelle par la maison mère d'Electrabel. Gérard Mestrallet s'est fait descendre en flèche par plusieurs politiques (Onkelinx, Reynders, ...) lors de l'émission dominicale et dispose de quelques jours pour signer un accord avec la Belgique. Pour jeudi, au plus tard.



Lire aussi : "Suez menace de quitter la Belgique"

250 millions du nucléaire et 650 millions des banques
Le gouvernement fédéral s'est mis d'accord, cette nuit, sur son projet de budget 2010-2011 qui sera présenté ce mardi après-midi à la Chambre. Le Vice-premier ministre, Didier Reynders, en a donné les grandes lignes dans Matin Première.


L'acheteur unique de P. Magnette, un projet mort-né
Le projet du ministre de l'Energie, Paul Magnette (PS), de créer un acheteur public de l'électricité d'origine nucléaire pour la revendre aux fournisseurs ou aux Gestionnaires de réseaux de distribution (GRD), est tué dans l'oeuf


"Lourde" erreur de Mestrallet selon Reynders

Le ministre fédéral des Finances, Didier Reynders (MR), a assuré dimanche que le groupe énergétique GDF Suez s'acquitterait bel et bien de sa contribution attendue au budget de l'Etat pour l'année en cours.
"Il y aura des mesures à prendre pour un paiement en 2009", a assuré dimanche midi le ministre des Finances sur la Une. "Soit il y aura un accord, ce qui serait plus simple, sinon il y aura une loi qui prévoira ce mécanisme", a-t-il ajouté, qualifiant au passage "d'erreur assez lourde" les déclarations du patron de GDF Suez, Gérard Mestrallet, jeudi passé.

"Quand on négocie avec un Etat, il faut le respecter", a-t-il insisté

dimanche 18 octobre 2009

"Ce n’est même pas imaginable dans un Etat de droit"

Modrikamen et ses contradictions "fortes"




Martin Buxant continue son travail d'enquête, extrait d'une interview de Leterme:

Quel est votre sentiment, aujourd'hui, alors que les enquêteurs ont mis à jour d'autres pistes dans le cadre du Fortisgate ?

J’attends le rapport définitif de l’enquête. (...)

La commission d'enquête parlementaire sur Fortis est passée à côté de ces contacts et de cet autre scénario du Fortisgate. A-t-elle complètement manqué son objectif ?

Oui. Cette commission d’enquête parlementaire s’est complètement plantée. Elle n’a pas bien fait son travail et son président n’a pas bien fonctionné. C’est le passé, la page est tournée. Mais, aujourd’hui, la population a le droit de savoir de A jusqu’à Z ce qui s’est vraiment passé dans le Fortigate. C’est un devoir de faire toute la vérité et d’aller jusqu’au bout de l’enquête. Je dis aussi que chacun doit prendre ses responsabilités ! Jusqu’à aujourd’hui, seuls les politiques ont assumé leurs responsabilités et pour des choses qui sont tout à fait marginales Et encore, il n’y a que certains responsables politiques qui ont assumé, parce qu’à en croire les enquêteurs, on voit que d’autres responsables ont aussi passé pas mal d’appels téléphoniques

Vous visez le SP.A Dirk Van der Maelen qui a échangé de nombreux coups de téléphone avec un magistrat ?

Ce que je sais, c’est que de mon côté, je n’ai pas donné ou reçu un appel d’un magistrat. Je n’ai pas eu de contact ni avec Christine Schurmans, Mireille Salmon, Guy Delvoie, Paul Blondeel ou Ghislain Londers. Je ne les ai jamais contactés. D’autres ne peuvent pas en dire autant.


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Thierry Marchandise: "Si c’était vrai, ce serait extrêmement anormal"

Thierry Marchandise préside l’Association syndicale des magistrats. Nous lui avons demandé quel regard il porte sur les derniers développements du "Fortisgate" ainsi que sur de plus anciens, nouvellement éclairés.

Les proximités et contacts entre magistrats, avocats, banquiers et politiques évoqués dans le scénario développé par "La Libre" du 15 octobre vous paraissent-ils normaux ?

Si - et je dis bien si ! - c’est comme cela que les choses se sont déroulées, ce serait tout à fait anormal. On parle ici du principe du délibéré. Les gens qui doivent délibérer d’une affaire, en l’occurrence pour le dossier Fortis, ce sont les trois magistrats chargés du dossier et personne d’autre. Mais il est vrai que cela repose la question de savoir si l’on fait une consultation technique ou une consultation politique. Dans ce dernier cas, cela serait extrêmement anormal. En fait, ce n’est même pas imaginable dans un Etat de droit.

Fortisgate: Tommelein s'étonne des conclusions de Leterme

Le chef de groupe Open Vld à la Chambre, Bart Tommelein, s'est dit étonné par les conclusions que tire Yves Leterme des fuites parues dans la presse à propos de l'affaire Fortis. La Commission d'enquête parlementaire, que présidait M. Tommelein, s'est penchée sur la violation de la séparation des pouvoirs et pas sur le cas de M. Leterme, a-t-il fait remarquer.

Selon le chef de groupe libéral flamand, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions de l'instruction en cours. Il faut attendre de voir quels éléments en sortiront et, ensuite, décider si la Commission d'enquête doit reprendre ses travaux. Le sp.a a quant à lui réclamé que la Commission d'enquête se réunisse à nouveau. Le député Renaat Landuyt, rapporteur, veut confronter la chronologie établie par la Commission et celle qui ressort de l'instruction judiciaire.

Un ministre trop "honnête"?

Résumé avec un peu de recul, mais assez bien fait sur l'affaire Frédéric Mittérand :



Radio Bistrot d'Anne Roumanoff d'octobre 2009, avec Frédéric Mitterand comme invité




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Retour sur l'affaire Mitterrand

"Lange Wapper"

Brève: Les bureaux de vote pour la consultation populaire organisée sur la construction du viaduc "Lange Wapper" et le projet d'achèvement du ring anversois se sont ouverts ce matin à Anvers à 388.104 Anversois.



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Sondages ?

12, voire 18 bandes de circulation

Brève: Le gouvernement bruxellois devrait plancher aujourd'hui sur une proposition d’avis concernant le projet d’élargissement complètement dingue du Ring ... à 12, voire 18 bandes de circulation, sur le tronçon nord du périphérique autoroutier de la capitale, situé quasi exclusivement en Flandre.



« la politique, c’est du théâtre »


Vendredi, c’est Joëlle Milquet, elle aussi ministre fédérale, et présidente du CDH, qui avait répondu à Kroll. Sans se costumer ni s’allonger sur le lit. Jeudi, c’était Christine Defraigne, à peine dégommée de ses fonctions de chef de groupe MR au sénat.


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SI DEMAIN VOUS DEPLAIT ...


Au Varia, actuellement

"le meurtre d'ilan halimi c'est l'effet dieudonné"

Julien Dray vs Zemmour & Naulleau



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Prisonnier dans sa propre demeure ?
de Jan De Troyer, directeur de TV Brussel et chroniqueur à la RTBF

Des progressistes témoignent de l'extrême urgence qu'il y a à demander le respect pour les valeurs essentielles européennes.

Avec le récit de ses expériences quotidiennes comme habitant du quartier Mérode de Forest, non loin de la gare du Midi à Bruxelles, Luckas Vander Taelen, député flamand du parti écologiste Groen !, a bravé, il y a quelques jours, le tabou progressiste autour du comportement de bon nombre de jeunes d’origine allochtone. Vander Taelen, qui est un mordu du vélo pour ses déplacements en ville, est chaque jour confronté sur son parcours dans son quartier à majorité maghrébine à d’innombrables insultes et agressions. Sa fille a définitivement abandonné ses courageuses tentatives de se promener dans le quartier, elle y a subi trop d’insultes que la décence interdit de citer.

Le député flamand a, à plusieurs reprises, essayé d’obtenir un minimum de respect pour sa position vulnérable comme cycliste dans le trafic urbain. En vain : un jeune maghrébin lui a conseillé d’aller "niquer sa mère", un jeune chauffeur lui a craché à la figure. Ce n’est pas le discours qu’on attend d’un progressiste reconnu. Décidément, certains jeunes habitants du quartier autour de la gare du Midi semblent prendre un peu trop à la lettre ce que dit le Coran sur les "kafirs" : les infidèles ne méritent aucun respect et peuvent être traités comme la lie du peuple. Le député écologiste nous conseille de surtout ne pas essayer d’expliquer à ces jeunes "nouveaux Belges" qu’on ne roule pas à 70 à l’heure dans une zone 30. Son expérience lui a appris que n’importe quelle restriction est considérée par ces jeunes comme une insulte insupportable à leur l’honneur.

Vander Taelen constate qu’il a lutté pendant vingt ans pour le multiculturalisme et l’intégration, mais qu’il doit admettre qu’aujourd’hui, à Bruxelles, il existe une génération de "rebels without a cause, qui se sentent par définition dépités et lésés, qui ne sont jamais responsables de rien et pour lesquels tout problème est la faute des autres, des autorités et des racistes belges". Le député flamand déplore que les jeunes de sexe masculin jouissent au sein de la famille maghrébine d’une position sacro-sainte au-dessus de toute critique possible. Il cite comme exemple l’attitude d’un père qui a déclenché, il y a quelques semaines à Molenbeek, une petite révolte populaire parce que la police voulait interpeller son fils de quatorze ans. Il évoque également le cas d’une galerie d’art qui avait exposé des tapis de prière couverts de paires de chaussures. La galerie a été agressée et elle a dû abandonner le projet, à cause d’une paire de chaussures féminines sur l’un des tapis.

Avec son récit, Luckas Vander Taelen a apparemment touché une corde sensible des lecteurs du quotidien "De Standaard" : deux jours plus tard, le site du journal a enregistré près de 370 réactions. On peut, notamment, y lire le récit de Karen Van Godtsenhoven, une journaliste spécialisée dans la mode, qui s’est installée, avec quelques femmes dotées d’une forte dose d’idéalisme, dans une maison du boulevard Lemonnier, près de la gare du Midi. Ces courageuses jeunes femmes ont eu l’occasion d’apprendre en un minimum de temps tous les mots en arabe ou en berbère les qualifiant de putains. La journaliste raconte qu’elles se sentent "prisonnières dans leur propre demeure". Pas question d’entrer dans un des cafés du quartier, où on ne trouvera jamais une femme, pas question non plus de s’arrêter dans la rue, parce qu’on leur demande immédiatement quel est leur tarif.

Ces témoignages de gens progressistes indiquent l’extrême urgence qu’il y a à demander le respect pour les valeurs essentielles européennes. Ou s’agit-il, une nouvelle fois, d’une manifestation d’intolérance typiquement flamande qui ne mène qu’à la polarisation au sein de la société ?

samedi 17 octobre 2009

SI DEMAIN VOUS DEPLAIT ...



Je donnerais toute l'ampleur de ma dévotion, dans cette guerre que nous menons pour maintenir et rehausser ce qu'il y a d'humain en nous, ce qui forme notre propre noyau et la source de notre destin.
Philip K. Dick, Si ce monde vous déplaît.

Paul Magnette, en charge du développement durable des centrales nucléaires

Paul Magnette, le Ministre belge fédéral du Climat et de l'Energie en charge du développement durable et et de la protection des consommateurs ... qui après avoir dormi pendant deux ans, s'est réveillé pour renoncer à la sortie du nucléaire en Belgique ... en parfaite concertation avec ses homologues régionaux ...

La sortie de Paul Magnette, par voie de communiqué, indiquant que la durée de vie des centrales nucléaires devrait être prolongée de dix années supplémentaires a déjà fait du bruit la semaine dernière. Mais l'histoire ne s'arrêtera pas là. Car les ministres régionaux de l'Energie ont été profondément choqués par cette sortie unilatérale, effectuée sans aucune contestation avec les entités fédérées. Et ils ont tenu à le faire savoir.
Les trois ministres régionaux de l'Energie ont écrit une carte blanche dans Le Soir et De Morgen pour fustiger la sortie de Paul Magnette, le ministre de l'Energie au fédéral, concernant la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires.

"En Belgique, le gouvernement fédéral veut ramer à contre-courant", "Pareille décision unilatérale, nous ne pouvons la comprendre, ni même la tolérer"




Vous remarquerez dans le champs de vision, une colonnette de fumée qui ne sort pas du cerveau intelligent de cet Homme, qui a comme mission de reprendre coûte que coûte le bastion de Charleroi, quitte à sacrifier un poste ministériel fédéral pour plus de visibilité et une politique essentielle en matière de défis énergétiques et de protection des consommateurs, laissés à l'abandon.

Dommage qu’avec toute cette belle expertise, doublée d’un Ministre de l’Energie PS, dont le cabinet dispose d’une Cellule Energie, avec le brillantissime « Henri SIMONS – Expert» , « on» en arrive à demande un plan concret pour sortir de l’énergie nucléaire, afin d’ « éviter de se retrouver dans 5 ans à devoir constater que l’énergie nucléaire est encore nécessaire pour une longue période»

Twitter side:
Phineas_Barnum @PaulMagnette, le Ministre belge fédéral du #Climat et de l'#Energie en charge du #développementdurable des centrales #nucléaires #cop15


AMZinzin C'est une idée lumineuse et phyussante de laisser Thiange en fonction. Merci Paul.

Lire aussi:
Paul Magnette ou le syndrome des élus papillons

Vendredi matin. Le radio-réveil s’enclenche. Sur Vivacité Charleroi, les sujets s’enfilent comme des perles : Paul Magnette nommé au gouvernement fédéral, les pics de pollution enregistrés à Charleroi atteignent des niveaux records, reportage devant l’abri pour SDF de la métropole où, une fois encore, les travailleurs sociaux ont dû tirer au sort ceux qui auraient droit à loger là (les autres sont hébergés ailleurs)…

Sorti du brouillard, l’esprit analyse et relie tout cela.

Et là, nausée ! Voilà un ministre parachuté au plus fort de juillet qui, après cinq mois passés à découvrir les matières régionales qui lui étaient confiées (la santé et le social) et à se bâtir une image, quitte le navire régional pour le vaisseau fédéral. Comme si les compétences qui étaient siennes n’avaient nul besoin d’un ministre enfin rodé et prêt à prendre les problèmes, cruciaux pour la population, à bras-le-corps.

Les justifications ne manquent pas, depuis les qualités de Paul Magnette jusqu’à la nécessité d’adresser un signal positif à la Flandre. Et puis, les gens ne comprennent rien au découpage des matières entre les différents niveaux de pouvoir, dixit Di Rupo, et un politique, ça doit être capable de passer d’un sujet à un autre.

Mille fois non ! Ces élus qui papillonnent d’un niveau de pouvoir à un autre, candidats ici pour mieux siéger là-bas, cela accentue le caractère illisible de la politique pour une large part de la population. Et le fossé entre les élus, les citoyens et leur vécu. Et sur le plan électoral, cet effet papillon peut vite engendrer une théorie du KO.


Un compteur électrique qui tourne au ralenti coûte cher

S’il est trop vieux, votre compteur électrique risque de tourner au ralenti. Dès lors, vous payez des factures énergétiques inférieures à votre consommation réelle. Et lorsque le remplacement du compteur est effectué, cela se fait aussitôt sentir sur votre facture !

La prime photovoltaïque s'éclipse à Bruxelles également

La prime bruxelloise pour l'installation de panneaux photovoltaïques passe à la trappe dès 2010, comme c'est le cas également en Région wallonne, écrit vendredi le quotidien Le Soir.

"Cette décision a d'ailleurs été prise en concertation avec le ministre Jean-Marc Nollet", indique-t-on au cabinet de la ministre bruxelloise de l'Environnement Evelyne Huytrebroeck.

D'ici au mois de janvier, les Bruxellois peuvent cependant toujours introduire un dossier et bénéficier des conditions actuelles.

Sur le nucléaire, « Magnette fait fausse route »
Dans une carte blanche publiée dans le Soir, les trois ministres régionaux de l'Énergie, Jean-Marc Nollet, Evelyne Huytebroeck et Freya Van den Bossche, dénoncent l'annonce faite par le ministre fédéral de l'Énergie Paul Magnette visant à prolonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires.

Electrabel devrait payer une rente annuelle "

"Décodage d'une fausse note"


Ecolo, vierge effarouchée ou putain respectueuse ?


Jean-Michel Javaux, coprésident d’Ecolo, bourgmestre d’Amay, s’oppose à Electrabel sauf pour recevoir ses subsides à Amay !
Vu la proximité avec la centrale de Tihange, la convention avec Electrabel GDF-SUEZ a été renouvelée par l’actuelle majorité communale en date du 13/10/2008 [et donc par le talentueux municipaliste Javaux]. Cette convention prévoit qu’en échange des 272.556 euros par an des subsides d’Electrabel, les autorités communales affichent même leur logo lors des manifestations publiques!
Il a même ajouté que si Ecolo revenait dans le gouvernement fédéral, le nucléaire ne serait plus un point de rupture. On pourrait appeler ça l’argent sale d’Ecolo…
Suivi par Evelyne Huytebroeck, Ministre bruxelloise de l’Environnement, de l’Energie, de la Rénovation urbaine et Ministre du Gouvernement de la Communauté française: “Il est assez irréaliste de vouloir sortir du nucléaire aujourd’hui”.


Le PS demande un plan concret pour sortir de l'énergie nucléaire

Les Régions et le fédéral doivent fixer des objectifs concrets en matière de consommation d'énergie et de production d'énergie renouvelable, et en assurer le suivi annuel, a proposé dimanche le président du PS, Elio Di Rupo, en revenant sur la sortie du nucléaire.

A ses yeux, il faut éviter de se retrouver dans 5 ans à devoir constater que l'énergie nucléaire est encore nécessaire pour une longue période. Si les résultats des actions menées par les uns et les autres sont suffisants, une fermeture des centrales nucléaires devrait être possible en 2025. "Chiche! Maintenant, un plan concret où l'on répartit la tâche entre les Régions et le fédéral, et dont on assure le suivi", a-t-il dit. Et le président du PS de rappeler son credo de l'écologie sociale qui ne peut déboucher sur de nouvelles injustices sociales. "Je ne veux pas d'une écologie punitive", a-t-il lancé.

Les Pensées d’Elio Di Rupo

Je n’aime pas trop démolir un bouquin. Solidarité sainte de l’artisanat: je pense à celle ou à celui qui l’a écrit, qui doit y avoir mis un peu de son cœur et de son ardeur. Généralement, je n’en parle pas. J’ai bien assez à dire de ceux qui me bottent.

Je ne fais exception, finalement, que pour les livres de circonstance, ceux qu’on écrit sur commande, parce qu’il le faut bien, et que la personnalité de leur auteur propulse à la Une. Tenez par exemple : ces soixante pages qu’Elio Di Rupo vient de consacrer au socialisme d’aujourd’hui, qui n’est pas vraiment un véritable essai, façon Delanoë, mais le premier tract de la campagne pour les élections du 7 juin 2009…

Le personnage m’intrigue. La première fois que je l’ai rencontré, il y a près de 30 ans, il était encore un simple attaché tout jeunot au cabinet de Philippe Busquin, un crâne d’œuf prometteur, spécialisé dans l’énergie. Raide et emprunté, hésitant à parler à ce journaliste que lui avait envoyé monsieur le Ministre, sans lui dire jusqu’où il pouvait aller dans les confidences…


vendredi 16 octobre 2009

Defraigne

Christine Defraigne est l'invitée de Matin Première
Bertrand Henne reçoit Christine Defraigne ce vendredi matin. Ce jeudi après-midi, elle a perdu sa place de chef de groupe MR au Sénat. Elle met en cause depuis quelques jours le clan Reynders. Est-ce une vengeance? La guerre est-elle ouverte au MR ?

Extrait:

BH - En tout cas, un de vos collègues Sénateurs vous a dit, c'est Didier Reynders qui m'a demandé de vous dégommer, quoi ?

CHD - Mais évidemment, mais vous savez, moi, je voudrais dire que je n'ai rien contre Didier Reynders à titre personnel. Moi, je lui conserve mon, j'ai envie de dire, même mon affection, mon estime, j'ai de l'admiration pour lui, pour ses grandes qualités intellectuelles, je pense qu'il a fait face à une crise financière et boursière absolument incroyable et qu'il a réagi en homme d'Etat. Simplement, je pense que ici, ce n'est pas en dégommant quelqu'un, en éjectant quelqu'un, quels que soient ses qualités, ses défauts, qu'on va pouvoir apaiser les choses, construire, travailler. Imaginez, je pense qu'en m'éjectant, il donne peut-être raison à tous ceux qui se sont exprimés mais qui, en off, et moi, je suis peut-être, on est peut-être trois, quatre à nous être exprimés publiquement. Vous savez, à un moment donné, c'est un choix et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, vous avez entendu la chanson que j'ai choisie, vous savez, il y a des gens qui ont dit des choses terribles, mais bien plus terribles que moi, mais qui ne se sont pas mouillés, c'est, c'est leur responsabilité, c'est leur liberté évidemment, puis moi, à un moment donné, j'ai fait le choix de m'exprimer et beaucoup de gens m'ont dit, mais tu as dit tout haut ce qu'on pensait tout bas, mais j'en fais les frais, point.

BH - Vous avez quand même été assez rude, j'ai regardé vos notes, parce que vous dites, c'est vrai, j'ai toujours respecté mes collègues, eux, ne le pensent pas, quoi, vous dites nano-oligarchiques qui confisquent le pouvoir avec des gens qui restent tout près de Didier Reynders pour des raisons alimentaires, c'est vrai que c'est rude !

CH - Bon, c'est peut-être un peu rude quand je dis nano-oligarchie, ce n'est pas nano dans le sens de "nain", c'est une petite oligarchie, c'est quelques,

BH - Un petit nombre de gens ?

CHD - Un petit nombre de,

BH - Qui confisquent le pouvoir, c'est ce que vous dites ?

CHD - De gens, mais oui, parce que vous savez, j'ai parfois l'impression que Didier n'a pas toujours été bien conseillé, qu'on ne lui a pas toujours donné les bonnes réactions et que, eh bien, c'est mon sentiment, mais que si les personnes aimaient vraiment Didier et ne pensaient pas à leur intérêt, à elles, d'abord, je ne citerai pas de nom, c'est pas la peine, c'est pas un règlement de compte, si les personnes aimaient vraiment Didier, l'intérêt de Didier, elles lui auraient peut-être donné d'autres conseils, c'est tout.








Lire aussi:

Tilmans remplace Defraigne

Comme on pouvait s’y attendre (voir mon article précédent) Christine Defraigne a donc été défenestrée par le groupe MR du sénat. La liégeoise n’est donc plus chef de groupe et est remplacée à cette fonction par Dominique Tilmans.


Dominique Tilmans: "Christine a dérapé... "
Nouvel épisode, sanglant, dans la guerre des tranchées que se livrent, depuis plusieurs mois, les deux clans rivaux au sein du MR: les pro- et les anti-Reynders.

La bombe Reynders prête à exploser
- TéléMoustique n°4368 du 14/10/2009

Le président du MR est de plus en plus contesté au sein même de son parti. Après les seconds couteaux, des poids lourds sortent du bois.

"On ne peut pas dire qu'on soit à l'aise au MR." - Louis Michel

On pensait le feuilleton estival anti-Reynders étouffé. Ou du moins, l'omniprésident du MR le croyait-il, après avoir mis le couvercle sur la casserole de la contestation, en promettant une grande réforme interne... pour le printemps 2010. Mais l'image de Didier Reynders est de plus en plus exécrable. Au dernier baromètre politique La Libre/RTL-TVI, il perd encore 5 %. Des élus et beaucoup de militants en sont convaincus: avec lui, le MR va une nouvelle fois dans le mur aux prochaines élections fédérales de 2011. La saga a donc repris de plus belle en ce début d'automne.

Et cette fois, ce sont des poids lourds du parti qui sortent du bois. Christine Defraigne est chef de groupe MR au Sénat. Aux dernières régionales, elle a récolté 20.000 voix à Liège. Ce qui n'est pas rien, dans le fief Reynders. Après avoir dénoncé la mainmise du Grand bleu et de son clan sur le MR liégeois la semaine passée dans Le Soir, elle appelle ici à une rapide refonte des pratiques du parti. Pour la toute première fois, Frédérique Ries brise elle aussi l'omertà. Pas question d'attendre le printemps pour apaiser le parti. L'affaire doit être pliée pour la fin de l'année. Si la députée européenne ne fait pas partie des cadres du parti, elle pèse plus de 100.000 voix aux élections européennes. C'est du lourd.

[...]

Christine Defraigne

Vendredi dernier, Christine Defraigne nous appelle en catastrophe pour nous demander de ne pas faire paraître cette interview. Après l'entretien critique paru la veille dans Le Soir, la sénatrice craint qu'une deuxième interview dans Télé Moustique soit, à tort, interprétée comme un geste de provocation et de défiance: "Je ne veux pas bouter le feu au parti". Dans la soirée, nous apprenons que Christine Defraigne affrontait en fait un dégommage pur et simple. Des sénateurs MR tentaient d'organiser la destitution de l'élue liégeoise en tant que chef de groupe au Sénat. Nous avons donc décidé de publier cette interview. Parce qu'elle est nuancée. Et qu'elle démontre par l'absurde le niveau de paranoïa atteint par la direction du MR et ses zélés soldats. Jugez vous-même.

Pourquoi vous exprimer publiquement?
Christine Defraigne. - Parce que les choses doivent pouvoir être entendues. Mais je voudrais d'abord dire que je ne fais aucune fixette sur Didier Reynders. J'ai pour lui de l'affection et de l'admiration. Il me fascine par sa fulgurance intellectuelle et sa capacité à dépiauter des dossiers. Ce serait trop facile de dire que tout est de sa faute. Mais il doit comprendre certaines choses. Et d'abord que des gens souffrent au MR. Il y a une richesse de personnalités pour porter les idées du parti. Or elles ne sont portées que par son entourage proche. Le MR ne se confisque pas. Le MR manque de démocratie interne. Le MR a bien besoin de toutes ses forces humaines. Le MR a l'urgent besoin d'un réchauffement climatique.

Defraigne, ce bon soldat devenu kamikaze

Il faut d’abord préciser ce dont nous parlons. Christine Defraigne, n’est plus chef de groupe, mais elle reste sénatrice de communauté, ce qui veut dire qu’elle siège aussi au parlement wallon et au parlement de la communauté française. Elle est également conseillère communale à Liège. Christine Defraigne conserve tous ces mandats. Seule la position de chef de groupe a donc été remise en question. Argument principal des sénateurs qui ont décidés de la faire descendre d’un cran : une chef de groupe ce n’est pas un parlementaire comme les autres. Il doit être au service de ses collègues parlementaires mais aussi au service de son parti et donc en phase avec son président. Christine Defraigne ne pouvait plus jouer ce rôle de capitaine d’équipe puisqu’elle conteste le sélectionneur. Les sénateurs y ont ajouté des critiques de fonctionnement interne, avec une tendance à utiliser le groupe du sénat pour sa promotion personnelle.


Defraigne prend le maquis

Christine Defraigne, pasionaria de la Résistance à Didier Reynders. L’ex-chef de groupe MR au Sénat, a été débarquée par ses troupes pour cause de déviationnisme, comme on aurait pu dire dans un Parti Communiste des années 50 !
Christine Defraigne est chef de groupe depuis 2003 et ce n’est qu’après avoir critiqué la gestion du parti par le président Reynders que subitement les autres sénateurs MR auraient remarqué sa mauvaise gestion du groupe !
Christine Defraigne a été confortablement réélue en juin dernier (tête de liste dans l’arrondissement, elle a recueilli près de 20 000 voix de préférence pour 17 000 à Didier Reynders, en fin de liste) et confirmée à son poste en juillet. D’ailleurs, Philippe Monfils (qui a gardé une rancœur de voir Christine Defraigne lui ravir le poste de chef de groupe en 2003) et Armand De Decker ont été clair. Il est temps que toutes ces petites phrases et ces déclarations cessent, a précisé ce dernier. Plus une tête ne doit dépasser, c’est un signal très fort, insiste le président du Sénat.
Didier Reynders a simplement rappelé que c’était là une initiative du groupe. Il n’aurait pas influencé la décision. Ce serait une première politique: le chef d’un groupe parlementaire aurait été désigné sans l’aval direct de son président de parti !

Fortisgate bis

Updated:
Didier Reynders "choqué" par l'attitude de Dirk Van der Maelen

"On a placé des attaques personnelles à mon égard avant l'avenir du pays. C'est très choquant", a indiqué vendredi Didier Reynders.
Le vice-Premier ministre, ministre des Finances et président du MR Didier Reynders s'est dit "sidéré" et "choqué" à la lecture du scénario que nous vous annoncions hier sur de présumés contacts entre magistrats, représentants de la finance, voire députés dans l'affaire judiciaire Fortis. La Libre revenait notamment jeudi sur les nombreux contacts qui ont eu lieu durant cette période entre le magistrat Paul Blondeel et le député sp.a Dirk Van der Maelen qui a siégé dans la Commission d'enquête parlementaire Fortis. Selon ce dernier, l'unique objectif de ces contacts était de "torpiller Didier Reynders", rapporte La Libre.
"On a placé des attaques personnelles à mon égard avant l'avenir du pays. C'est très choquant", a indiqué vendredi Didier Reynders sur les ondes de Bel RTL. Le ministre des Finances a également jugé "lamentable" que certains se sont attachés à tout se permettre pour faire échouer une opération à l'heure où il tentait de sauver l'épargne en Belgique.


L'affaire, ou l'affaire bis, c'est celle mise au Grand Jour du Grand Soir par Martin Buxant dans la Libre, qui nous annonçait déjà depuis plusieurs jours "une affaire saignante":



L’article fait apparaître un jeu d’influence et un tissu de connivence et d’accords entre magistrats et hommes politiques. L’objectif ? Tout faire pour empêcher la vente de Fortis à la banque française BNP Paribas, mais aussi essayer de décrédibiliser Reynders par la même occasion, comme dans d'autres, égalment.

Quarante appels téléphoniques …

« Le président de la 18e Chambre, Paul Blondeel, ne reste pas non plus les bras croisés Ce magistrat est connu pour sa proximité avec les socialistes flamands du SP.A. – d’autres opposants à la revente de Fortis à BNP-Paribas. Il rencontre, à deux reprises au moins, le chef de file du SP.A au Parlement, Dirk Van der Maelen.
Et il téléphone : plus de quarante appels téléphoniques entre le parlementaire et le magistrat Blondeel sont échangés»

Qu’en penser ?
Et de ceci ?

« Dirk Van der Maelen, de son côté, explique ces appels téléphoniques d’une seule manière : le scalp du ministre des Finances Didier Reynders.

« C’est l’unique objectif de ces appels : torpiller Didier Reynders»


Mireille Salmon a été entendue lundi dernier par les enquêteurs chargés de l’instruction sur le "Fortisgate", à Gand.
La juge Salmon, elle, est connue pour des affinités avec le Parti socialiste. Elle fut l’avocate de Biac, gestionnaire de l’aéroport de Bruxelles-National jusqu’en 2007 - année où Biac passe entre les mains des Australiens de Macquarie. Là, Mireille Salmon fait un bond de la case "avocat" jusqu’à la case "cour d’appel". Une sacrée promotion, puisqu’elle n’a même pas transité par la case "tribunal de première instance" - voie la plus classique avant d’arriver à la cour d’appel. Mireille Salmon siège, aujourd’hui, sur le quota du PS dans plusieurs organismes. Par exemple la Commission de protection de la vie privée où elle choisit de se déporter lorsque certains dossiers touchent de près à la vie du Parti socialiste.

Mireille Salmon a un "ami" : Lionel Perl, qui à l’automne 2008, est candidat à un poste d’administrateur chez Fortis Holding.
Lionel Perl et Mireille Salmon sont donc de vieux "amis", expliquent-ils à plusieurs reprises. Pourtant, constatent les enquêteurs, les contacts entre ces deux-là sont quasi inexistants... jusqu’à ce que la juge Salmon soit désignée au sein de la Chambre chargée de rendre un arrêt sur Fortis. A partir de ce moment-là, les contacts téléphoniques entre Perl et Salmon s’intensifient jusqu’à connaître un pic au début du mois de décembre. Pour l’écrire clairement : le relevé des contacts téléphoniques entre ces deux personnes indiquent que les contacts se sont intensifiés de manière très nette à mesure que l’arrêt approchait de sa phase finale. Est-ce uniquement pour préparer les fêtes de fin d’année que ces deux "amis", qui ont très peu de contacts usuellement, multiplient les appels téléphoniques ? Est-ce pour trouver un des "experts" qui seront désignés dans l’arrêt ? Ou est-ce pour "nourrir" l’arrêt du 12 décembre ? A voir. Mais les versions livrées par Lionel Perl aux enquêteurs varient au gré des auditions

Interrogé, Sven Mary, l’avocat de Mireille Salmon, assure que sa cliente est parfaitement droite dans ses bottes.

"C’est une conseillère, dit-il, qui est exempte de toute suspicion. Elle fait son travail comme elle se doit de le faire."

"Et elle est victime d’avocats agressifs des parties adverses. Les sorties de la presse à son encontre sont parfaitement diffamatoires. C’est une stratégie de la partie adverse. Et nous nous réservons le droit de déposer plainte pour calomnie, poursuit Sven Mary. Mireille Salmon dément avoir parlé du délibéré de l’arrêt Fortis avec qui que ce soit. Elle n’a pas été inculpée. Alors, les théories du grand complot Nous en avons marre des déclarations injustifiées, notamment de Christine Schurmans, une conseillère entendue dans le cadre de faux, usage de faux et harcèlement"




Modrikamen:
Le nouveau scénario du Fortisgate n'est qu'un "contre-feu allumé par l'Etat"
"Nous sommes sidérés et nous opposons un démenti formel: jamais, au grand jamais, nous n'avons eu connaissance du contenu de l'arrêt Fortis, rendu le 12 décembre 2008"
Yves Leterme


“c’est un devoir de faire toute la vérité et d’aller jusqu’au bout de l’enquête” sur le Fortisgate. “Mais il faudra vraiment que l’enquête aboutisse et qu’on y donne une suite pour que je retrouve confiance en la justice dans ce pays"


Lire aussi:

Fortis: « La Libre» s’emballe. Trop vite?

Je m’efforce toujours de rester à l’écart des polémiques qui concernent des gens ou des institutions avec qui je suis ou ai été en relations d’affaires ou assimilées. C’est une question de crédibilité, me semble-t-il. Et c’est en tout cas un domaine dans lequel il s’impose de faire preuve de la plus grande transparence.

Pour ceux qui l’ignoreraient, je mentionne donc explicitement ici que j’ai écrit un livre sur l’affaire Fortis avec l’avocat Mischaël Modrikamen, que j’entretiens avec lui des relations cordiales et que j’ai de la sympathie pour le combat des actionnaires qu’il défend, même si je n’en suis pas.

Cela étant posé, j’ai été réveillé un peu brutalement, ce matin, par un journal parlé qui faisait état d’un « nouveau scénario du Fortisgate« , cette sombre affaire qui a coûté son gouvernement et son poste de premier ministre à Yves Leterme. C’était dans La Libre, sous la plume de Martin Buxant.


Liège: Reynders affublé d’un bonnet d’âne !
Dans la nuit de jeudi à vendredi, les syndicalistes de la CSC et de la FGTB enseignement ont placardé près de 300 affiches à travers toute la ville de Liège.Des affiches qui montrent Didier Reynders, le ministre des Finances, affublé d’un bonnet d’âne.

Les affiches ont été placées partout: sur les banques, sur les écoles, sur les panneaux d’affichage public, sur les bulles à verres, sur les panneaux de signalisation...

Pourquoi le bonnet d’âne ? Parce que, pour les syndicats d’enseignants, Didier Reynders a dépensé sans compter pour la réforme fiscale, l’aide aux banques, les intérêts notionnels. Soit des milliards d’euros qui, selon eux, auraient dû être mieux utilisés “ en établissant une fiscalité plus juste, en combattant la fraude fiscale, en exigeant un retour des banques. ” Dans la journée, le ministre des Finances a réagi en qualifiant ces affirmations de “ caricatures ” et de “ simplismes ”.
quelles sanctions ?

Cette campagne, originale et très visible, a aussitôt fait grincer des dents. Michel Péters, conseiller communal MR, et aussi conseiller de Didier Reynders, s’est adressé par courrier au bourgmestre Willy Demeyer, et au commissaire en chef, Christian Beaupère: “ L’affichage a été fait sur des supports qui ne me semblent pas réglementaires. Je vous demande donc de faire procéder au constat des faits, de vérifier la conformité de l’affichage avec le règlement communal en la matière, éventuellement de me faire savoir le nombre d'infractions relevées, et de me faire connaître la suite de la procédure. ”

S’il apparaît en effet que l’affichage est illégal, cela risque de coûter cher aux syndicats: à 150 euros par affiche enlevée par les services communaux, cela pourrait se monter à plus de 40.000 euros d’amende.

Pour Michel Péters: “ Je trouve intolérable d’avoir ainsi utilisé des supports publics pour une telle campagne qui défigure la ville. ”

Les syndicats coiffent Didier Reynders d'un bonnet d'âne

Une campagne d'affichage a été organisée pendant la nuit de jeudi à vendredi à Liège, où la CGSP et la CSC ont collé près de 300 affiches sur les organismes financiers, les écoles et les panneaux d'affichage public de la ville.

Sur ces affiches, un dessin représente un écolier aux traits de Didier Reynders, coiffé d'un bonnet d'âne, et se faisant sermonner par un professeur d'école. Vendredi matin, une distribution de tracts reprenant cette affiche était en outre organisée à la gare des Guillemins de 7 à 8h00.

La CSC et la CGSP estiment que "Monsieur Reynders a dépensé sans compter: les intérêts notionnels (+ de 2 milliards), la réforme fiscale (+ de 10 milliards) et l'aide aux banques (près de 20 milliards)". Elles ont également rappelé que les organisations syndicales de l'enseignement ont rencontré la ministre Simonet lundi et, mardi, le ministre-président et les principaux ministres de la Communauté française.

"Lors de ces rencontres, les ministres ont certes annoncé l'abandon définitif de certaines pistes d'économies, mais les perspectives budgétaires restent inchangées et continuent à inquiéter sérieusement les enseignants".

"Plus que jamais en cette période de conclave budgétaire, les enseignants continuent la mobilisation", ont expliqué les syndicats qui estiment en outre que cette politique doit être radicalement revue. "Il s'agit d'investir dans l'avenir et l'éducation de nos enfants en établissant une fiscalité plus juste, en combattant la fraude fiscale, et en exigeant un retour des banques", conclut le front commun.


12.000 personnes dans les rues de Charleroi
Une dizaine d'agriculteurs, venus dans le centre de Charleroi avec leurs tracteurs, se sont joints à la manifestation contre la crise organisée vendredi par la CSC et la FGTB.

Quelque 12.000 travailleurs ont défilé vendredi matin dans les rues de Charleroi lors de la manifestation organisée dans la ville contre la crise. En cortège, les manifestants sont montés de la place Emile Buisset jusqu'à la partie nord de la ville. Les travailleurs qui participaient à l'action venaient d'une multitude de secteurs. Les secteurs les plus touchés par la crise étaient représentés par des travailleurs venant notamment d'AGC Automotive Belgium, de Carsid ainsi que de la Sonaca où une grève a été décidée pour permettre une meilleure participation à l'action.

Les rangs des manifestants comptaient aussi une composante de travailleurs dont l'entreprise est moins concernée par les problèmes actuels. L'ensemble manifestait pour indiquer, à quelques heures d'importantes décisions budgétaires au niveau du gouvernement fédéral, le refus des travailleurs de payer pour les déboires consécutifs à la crise financière. Ils espèrent être entendus par le gouvernement fédéral.

Voici le Reynders nouveau

Il est toujours président du MR et ministre des Finances, mais le ton a changé

On lui promettait des lendemains qui déchantent et avec beaucoup moins de poésie dans le ton. Après les échecs électoraux de 2007 (fédéral) et 2009 (régions), Didier Reynders pouvait oublier la présidence du parti. Le clan Michel n'allait pas le louper... Mais la tornade bleue s'est transformée en petit courant d'air d'un soir d'été. Le président du MR entendait bien le rester. Tout comme ministre fédéral d'ailleurs, quelqu'un avait à y redire? Deux mois plus tard, Didier Reynders occupe donc toujours les deux fonctions... mais le ton a changé. Continuer à mener les deux missions de front? Pas sûr! S'il doit choisir, il restera assis sur son siège de président. Louis Michel peut-il dès lors se préparer à reprendre, au printemps 2010, son strapontin dans le gouvernement Van Rompuy? Pas si vite! La décision reste prérogative présidentielle et cela ne se fera qu'après débats et congrès promis à volonté.

Dans ses interviews de rentrée, le premier des Bleus francophones a laissé l'artillerie lourde au vestiaire: il ne flingue pas les 4,5% de la norme de croissance des soins de santé si chère à la socialiste Laurette Onkelinx, promet de combattre durement les parachutes dorés des banquiers, ne se dit pas hostile à la taxation des opérations boursières. Mieux: il taxe l'Olivier régional “ d'un préjugé, d'un a priori favorable ”, même s'il attend de voir les mesures concrètes.

Où est cette arrogance que ses adversaires lui reprochaient jusqu'au sein de son parti?


Leterme et Vandeurzen « blanchis »
L'enquête sur les fuites dans l'arrêt Fortis est clôturée et selon ses conclusions il n'y a pas de preuve d'influence politique dans le dossier, selon la presse flamande qui précise qu'Yves Leterme et Jo Vandeurzen sont "blanchis".

Le foutoir complet

Didier Gosuin :
"un an après, c'est le foutoir complet. On constate que la coordination des travaux est un fiasco total et que l'ordonnance votée au pas de charge par le parlement n'est toujours pas entrée en vigueur par inertie du gouvernement. La manière dont se déroulent d'importants travaux réalisés à Schaerbeek ou Auderghem illustre parfaitement cette réalité"


NB: L'objectif de l'ordonnance du 13 juin 2008 :
instaurer une procédure améliorée permettant une bonne coordination des chantiers et mettre un terme aux situations chaotiques auxquelles les riverains et les usagers de la voirie sont souvent confrontés: ouvertures ou de fermetures intempestives de rues, déviations, de perturbations à répétition, absence d'information, non-respect de la durée des travaux...

jeudi 15 octobre 2009

"much work still had to be done"

President Barack Obama :

"much work still had to be done"


He welcomed a vote in the Senate finance committee approving a version of his healthcare reforms

The bill approved by the committee is a watered-down version of Mr Obama's original proposals, but would introduce a requirement that every American has health insurance.

Billions of dollars would be spent on providing federal subsidies for 18 million people who could not afford it.

Un "colosse du médicament"

Melanie Aitken, commissaire canadienne de la concurrence:

"Les engagements pris par les parties règlent nos préoccupations selon lesquelles la fusion diminuerait substantiellement la concurrence dans l'approvisionnement de certains produits de santé humaine et animale"



Le Bureau canadien de la concurrence a donné mercredi son feu vert au rachat du groupe pharmaceutique américain Wyeth par le numéro un du médicament, l'Américain Pfizer, à condition que ce dernier cède "bon nombre" de produits vétérinaires.

Pfizer n'attend maintenant plus que l'aval des autorités australiennes pour finaliser la transaction pour la création de ce "colosse du médicament", représentant un chiffre d'affaires combiné de 75 milliards de dollars, que le laboratoire espère conclure au début du quatrième trimestre 2009.

mercredi 14 octobre 2009

Staline débouté !

J'en parlais ici: Staline n'est pas mort ! , mais Evguéni Djougachvili, le petit-fils du dictateur soviétique Josef Staline perd son procès en diffamation pour "atteinte à l'honneur" qu'il avait intenté au journal Novaïa Gazeta à la suite de la publication d'articles sur les crimes du "petit père des peuples".
Le journaliste Anatoli Iablokov du journal avait écrit que
"Staline avait signé personnellement les ordres d'exécution de citoyens soviétiques et de plusieurs milliers de prisonniers polonais abattus par le NKVD (ancêtre du KGB, services secrets de l'ex-URSS) à Katyn, en Russie, en 1940"

Il réclamait à Novaïa Gazeta 10 millions de roubles (230.000 euros) de dommages-intérêts après la publication en avril de cet article sur les crimes de l'ancien dictateur soviétique.

A l'annonce du jugement, une partie des personnes réunies dans et devant la salle d'audience ont applaudi, tandis que d'autres ont accueilli la décision en hurlant "Honte".

Eventuels problèmes au sein de la Régie des Bâtiments

Le 26 mai dernier, je rapportais la "Corruptie bij top Regie der Gebouwen".

A l'époque de la construction du centre fermé pour mineurs d'Everberg, le contrat n'avait pas suivi la procédure habituelle de mise en adjudication parce que le gouvernement souhaitait que l'institution soit terminée dans un délai de six mois.
La Régie des bâtiments avait déjà été au centre d'un scandale de corruption en 2006.

Hier, une information judiciaire était en cours sur des faits de fraude concernant des fonctionnaires en Flandre et à Bruxelles. Cette information judiciaire découlerait
« d’une précédente enquête menée à Bruxelles et Louvain concernant d’éventuels problèmes au sein de la Régie des Bâtiments »

Selon le journal Le Soir, les fonctionnaires suspectés auraient bénéficié de pots-de-vin depuis des années, sous forme de voyages, d’invitations au restaurant et d’autres petits cadeaux en échange de contrats publics pour des entreprises.

Selon le Tijd, des perquisitions étaient menées tant dans les bureaux qu’aux domiciles privés des intéressés.

Demande de levée d'immunité pour Fournaux

Brève: Phineas_Barnum Deuxième demande de levée d'immunité parlementaire pour Richard Fournaux par le procureur général de Liège; bis repetitas placent

« Tous bilingues en l'an 2000 »

Et trilingues en 3000 ?

Pour mémoire: Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale - Session ordinaire 2000-2001, réunion du jeudi 29 mars 2001 (Pge 3)


Interpellation de M. Benoît Cerexhe à M. François-Xavier de Donnea, Ministre-Président du Gouvernelent de la Région Bruxelles-Capitale concernant “les initiatives prises par le Gouvernement régional pour promouvoir la connaissance des deux langues de la Région de Bruxelles-Capitale”.

M. Benoît Cerexhe .- Ce n’est pas à vous, qui êtes bon bilingue, que je dois dire que l’apprentissage du néerlandais est chose capitale pour les jeunes Bruxellois, quels que soient leur milieu et leurs origines.
Une bonne connaissance des deux principales langues nationales est une nécessité politique et sociale et est presque un pré-requis dans la recherche d’un emploi en Région bruxelloise.
Toutes les études récentes sur l’évolution de l’emploi dans notre région montrent combien l’argument de la non connaissance du néerlandais est avancé par les recruteurs pour masquer des discriminations à l’embauche et justifier le nonengagement de candidats bruxellois d’origine étrangère.
La question de l’apprentissage du néerlandais à Bruxelles a refait surface ces dernières semaines, à la lumière de plusieurs faits d’actualité comme les difficultés rencontrées par Ixelles, Saint-Gilles ou Molenbeek à dispenser dans leurs écoles l’enseignement du néerlandais, vu l’impossibilité de remplacer un professeur en congé de maternité. Par ailleurs nous avons appris que dans certaines écoles de la Région, le minimum légal de 5 heures de néerlandais par semaine pour les 5ème et 6ème primaires, n’est même plus dispensé.
D’autres faits récents sont à souligner comme l’exclusion d’une école néerlandophone d’un élève francophone, et l’exclusion d’une académie d’Uccle, francophone, d’une enfant francophone inscrite dans l’enseignement néerlandophone.
Je m’inquiète de ce retour en force des "inspections linguistiques" dans le milieu scolaire, lesquelles s’apparentent de plus en plus à des "inquisitions linguistiques".
On voudrait décourager ceux qui souhaitent avoir une bonne connaissance des deux langues que l’on ne s’y prendrait pas autrement.
Je vous interpelle sur l’action que vous menez, vous et votre Gouvernement, pour favoriser le bilinguisme en Région bruxelloise.
Vous ne pouvez être suspecté d’ostracisme ou de fermeture en cette matière; pourtant la situation est loin de s’améliorer et l’objectif fixé par Mme Onkelinx lors de la législature précédente, que tous les élèves francophones soient bilingues d’ici 2002, est loin d’être atteint.
Notre Région n’est pas à proprement parler compétente en cette matière, et nous ne plaidons pas ici pour une régionalisation de la compétence "Enseignement". Mais vous n’êtes pas sans pouvoir. Il est trop simple de se retrancher derrière le
défaut de compétence pour se contenter de regretter le caractère négatif d’un constat. Il nous faut bouger.
Il est temps que l’on réfléchisse sérieusement à la manière dont est et sera dispensée, à moyen et long termes, la seconde langue dans la Région bilingue de Bruxelles-Capitale.
Qu’attendez-vous pour initier cette réflexion? Qu’attendez-vous pour inviter votre homologue de la Communauté française à tenter de trouver un début de remède? Il est trop simple de se contenter d’affirmer que la carrière d’enseignant n’est plus attrayante. Faisons preuve d’imagination.
Qu’attend-on pour tenter à Bruxelles les expériences que l’on mène aujourd’hui dans certaines écoles de Wallonie d’immersion linguistique? Que fait votre gouvernement pour promouvoir ces programmes d’immersion? Les écoles européennes montrent à merveille que l’enseignement en diverses langues fait des élèves plurilingues distingués. Pour nous, la création d’écoles bilingues - une par commune - donnant les cours alternativement dans les deux langues, est une expérience
à tenter, fût-ce à titre expérimental. Cela existait en Région bruxelloise il y a une vingtaine d’années, j’en ai retiré moi-même les bénéfices. Vous me répondrez peut- être que les législations sur l’emploi des langues en matière d’enseignement sont trop rigides. Pourquoi ne pas initier une réflexion sur une modification de cette législation?
Nous avions, lors des premiers travaux de la Costa bruxelloise que vous présidiez à l’époque, souhaité que ce sujet soit mis à l’ordre du jour. Vous avez préféré un menu plus restreint.
Sans autre forme de procès. Nous sommes pourtant convaincus qu’en cette matière nous pouvons trouver un large consensus bruxellois qui dépasse les clivages linguistiques. Les parents francophones sont demandeurs d’un enseignement du néerlandais de qualité; autrement pourquoi mettraient-ils autant leurs enfants dans l’enseignement néerlandophone? Les statistiques sont d’ailleurs en hausse.
Par ailleurs, les Flamands de Bruxelles se plaignent régulièrement de ce que les écoles néerlandophones sont fréquentées par trop d’élèves francophones, ce qui créerait un handicap pour les élèves néerlandophones eux-mêmes. Il y a un évident intérêt commun - Francophones et Flamands - à ce que l’apprentissage du néerlandais se déroule de la meilleure manière qui soit en Région bruxelloise. Comptez-vous présenter dans les jours et semaines qui viennent cette revendication auprès des représentants des autres niveaux de pouvoir? C’est notre souhait.
Nous souhaiterions aussi que vous soyez à l’origine d’un accord de coopération avec les deux grandes Communautés de notre pays, visant à permettre les échanges de professeurs flamands et francophones entre écoles des deux Communautés.

J’ose espérer que l’ORBEM et Bruxelles-Formation dispensent des formations permettant de combler les lacunes en néerlandais des demandeurs d’emplois. Ces formations, pour utiles qu’elles soient, n’en sont pas moins un emplâtre sur une jambe de bois.

Et maintenant, Monsieur le Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale depuis 2004, chargé de l'Economie, de l'Emploi, de la Recherche scientifique et du Commerce extérieur, mais aussi Membre du Collège de la COCOF, chargé de la Fonction publique, de la Politique de la Santé et de la Formation professionnelle des Classes moyennes ... on en est où ?



Les résultats du Plan Marshall en version originale





Lire aussi:
"Clown wallon" polyglotte

"Ik spreek graag neederlands"

"Your Next Move"

Cette troisième édition du tournoi d'échecs de Lint a été organisée pour promouvoir ce jeu auprès d'enfants âgés de 6 à 12 ans.

"Les enfants développent des capacités essentielles grâce aux échecs.
Cela leur permet de penser et agir vite, de manière stratégique et sous la pression"


Participaient également, les grands enfants que sont la gouverneur de la province d'Anvers Cathy Berx ( qui s'est inclinée après une demie-heure) , Kris Peeters (plus de deux heures) et et le président de la N-VA Bart, De Wever Wever qui a passé le cap des deux heures et demies d'affrontement.



Lire aussi:
Bart De Wever n’est pas l’Homme le plus intelligent du monde !

Hier la chaîne één a battu tous les records d’audience avec son émission “De Slimste mens ter wereld” (l’Homme le plus intelligent du monde). La finale de ce jeu opposait Bart De Wever à un journaliste de la VRT. Cette émission dure depuis environ deux mois et suscite un énorme engouement en Flandre. Le président de la NVA était donc tout proche de la victoire mais c’est une question concernant un membre du parti socialiste francophone qui le ferra chuter attribuant ainsi la victoire au journaliste Freek Braeckman.

Zones de non droit

mardi 13 octobre 2009

"Oh, Carla Bruni, elle est pas si terrible que ça "

La Libre nous rapporte qu'à la sortie du Conseil des ministres, vendredi dernier, lors de discussions à bâtons rompus entre plusieurs ministres du gouvernement fédéral, sont présents: Charles Michel, Paul Magnette, Sabine Laruelle, Vincent Van Quickenborne et Pieter De Crem.


- Paul Magnette à Charles Michel :

"On est tous jaloux. Toi, tu as eu de la chance à New York, tu as participé à une réunion avec Carla Bruni "


- Charles Michel à Paul Magnette :

"Ça, Paul, c’est l’effet 07"
(0,7 %, pour le budget de la Coopération)


- Sabine Laruelle :

"Oh, Carla Bruni, elle est pas si terrible que ça "



(Pour la suite, deux versions)


Charles Michel :

"Nos regards se sont croisés et elle a quand même un regard impressionnant"
(version de Charles Michel) ou


Charles Michel :

"A un moment, j’ai croisé son regard, et il s’est passé quelque chose"

Source anonyme


Les "fins limiers" de "Voici" : "Carla Bruni draguée par le ministre belge Charles Michel ! [ ] Pour ceux qui ne connaissent pas ce libéral belge, il est ministre de la coopération au développement et un fieffé dragueur. Jamais un homme politique ne s’était laissé aller à faire une déclaration aussi enflammée, brisant du même coup le respect dû au Chef de l’Etat Français dans le protocole"

Le "Daily Mail", évoque un incident qui menait la Belgique et la France au bord de la querelle diplomatique. Et en rapportant ces commentaires de la part d’une source à l’Elysée :

"les propos tenus par Charles Michel sont insultants [ ] La première Dame est très heureuse en mariage"

... ce que confirme la maman de Charles Michel (Martine) :

"Charles !, Carla Bruni est une femme mariée"


La seule chose qui me choque dans cette histoire (outre les ragots colportés par la presse à partir de conversations d'ordre privé, mais de personnages publics - avec les (in)conséquences prévisibles) , c'est le

"Oh, Carla Bruni, elle est pas si terrible que ça "

qui devrait valoir effectivement à la Belgique une déclaration de guerre (minimum), dans les heures qui suivent.
En final, on peut encore constater de nouveaux coups sous la ceinture, afin d'essayer de discréditer ce type de membre de l'Exécutif; la source de l'info étant anonyme et visiblement d'origine francophone sur un panel de 5-1 ...
Il est donc clair que la source doit être Sabine Laruelle, verte-bleue de jalousie.

Voir aussi, le "Clan Michel":

Extrait de "Répondez @ la Question!" de la RTBF du 30/09/09




Lire aussi:

Trois cas de gale à l'Elysée
Le palais de l'Elysée et le sarcopte scabei, un acarien responsable de la gale.

Il s'agit de trois sous-officiers en service au palais...

Une maladie qui fait tache au milieu des ors du palais présidentiel. « Trois suspicions de cas de gale ont été signalées durant la période estivale sur trois sous-officiers en service au palais de l'Elysée », a affirmé, lundi, le service de presse de la présidence de la République.


Regard entre Charles Michel et Carla Bruni ? "Une taquinerie" d'un collègue
Inquiet d'un éventuel effet boule de neige négatif sur son image, Charles Michel s'est empressé de publier un communiqué de presse concernant un échange de regard qui aurait eu lieu entre le secrétaire d'Etat à la coopération et la First Lady française, Carla Bruni-Sarkozy. Il dit avoir subi une simple "taquinerie" d'un collègue.

Maingain lassé des sorties répétées contre Reynders
Le président du FDF, Olivier Maingain, se dit lassé des sorties répétées dans la presse de certains mandataires du MR. Il invite par ailleurs Louis Michel à mettre son talent au service du parti.

lundi 12 octobre 2009

Avanti

Le Cavaliere se retrouve désormais à nouveau au centre des deux procès pour corruption :

- primo, les 600 000 euros versés à David Mills afin que cet avocat britannique produise un faux témoignage devant la justice

- secundo une procédure concernant les conditions d’acquisition des droits de diffusion télévisuel par son groupe Mediaset.

Ces faits sont graves. Et, pourtant, ce ne sont pas ces deux affaires qui inquiètent le plus le staff du président du Conseil.

- Tertio, à Palerme, est en train de se dérouler le procès en appel de Marcello dell’Utri, l’ancien « secrétaire personnel » de Berlu.

En première instance, le conseiller du Cavaliere a été condamné à neuf ans de prison pour « concours en association mafieuse ». Si ce jugement devait être confirmé en appel, beaucoup de monde se poserait une question simple  :

"si le principal conseiller de Berlusconi est un mafieux, qu’en est-il du Cavaliere ?"


Zones de non droit (II)

Extrait de Citoyen/citoyenne de RTL-TVI, du 27 septembre 2009:



Laurette et le budget fédéral

Je me suis surpris à être d'accord avec Laurette Onkelinx sur ses dernières propositions concernant le budget fédéral.

En substance, elle déclare:

- La contribution des banques au budget de l'Etat devra s'élever au moins à 500 millions d'euros.


Je me passe perso de ses explications sectaires :
"Que maintenant, les banques paient pour la crise qu'elles ont provoquée. Ca ne peut pas être symbolique. On a cité le montant de 500 millions d'euros. Pour nous, c'est un minimum!"

- La norme de croissance des soins santé de 4,5 pc
et des moyens supplémentaires en faveur des infirmières; les excédents dégagés grâce à cette norme doivent toutefois être mis en réserve, notamment pour faire face au vieillissement de la population, et peuvent servir à combler les déficits d'autres secteurs de la sécurité sociale, à condition que les recettes fiscales y contribuent aussi

Je me passe perso de ses explications :
"Pas touche, c'est un absolu pour moi"

- Certaines législations doivent être revues, comme celle sur les intérêts notionnels, les voitures de société ou la taxation des plus-values spéculatives.


Néanmoins, il reste le gugusse de service et ses dérives rhétoriques, hasardeuses et mensongères autant que grossières à l'égard de l'interviewer qui l'interroge en néerlandais ... et qui répond en français (merci Xavier pour la source)






Lire aussi:
Fédération de Mons-Borinage


PS: modification des statuts pour créer un Conseil de déontologie

Le congrès du PS a approuvé dimanche à l'unanimité moins 6 abstentions une modification des statuts du parti sur le plan déontologique. Elles instituent entre autres choses un Conseil de déontologie en lieu et place du Comité d'audit actuel.

Après la tourmente des affaires, un article insiste sur le respect des valeurs du PS. "Placée au-dessus de tout intérêt individuel ou privé, leur action s'exerce sans esprit de lucre ni favoritisme quelconque", dit-il. Et les statuts précisent qu'un contournement des règles par des moyens formellement réguliers peut être sanctionné de la même manière qu'une violation des règles. Le Bureau du parti sera par ailleurs chargé d'édicter les règles déontologiques. Le Conseil de déontologie rendra des avis sur le respect des statuts et des règles déontologiques. Il assumera aussi une mission d'instruction et rendra des avis préalables à la demande d'un membre ou d'une instance du parti. En cas d'atteinte grave à l'intérêt général et à la réputation du parti, ou de refus manifeste de collaborer, le collège des président et vice-présidents du parti pourra proposer au Bureau l'exclusion pure et simple du mandataire.

#malgrélespromessesducamaradeeliolebaindesangsociales

Francis Wégimont, CGSP, était l'invité de Matin Première, extraits

Les économies, en ce qui nous concerne, nous n'en voulons pas… ça c'est clair… et donc sur ce plan-là nous seront pas ensemble. Mais nous espérons bien qu'on laissera une large place à la négociation, pour trouver des solutions, parce que nous ne prenons pas nécessairement les mêmes. Nous nous partons du principe qu'on a déjà trop peu de moyens dans les services publics et que si on doit jouer sur quelque chose, c'est surtout sur les recettes, qui sont indispensables.


A mort le tiers !

La dette publique s'achemine vers les 84 % du PIB en 2010, soit environ 2.000 milliards d'euros. Les seuls intérêts de cette dette engloutiront bientôt l'ensemble des recettes de l'impôt sur le revenu - sans préjudice d'une probable hausse des taux - et sans perspective raisonnable de remboursement. Il y faudrait pour l'apurer dégager un excédent annuel de 200 milliards pendant dix ans, deux quinquennats. N'ambitionnerait-on que de ramener la dette à 20 % du PIB, son niveau à la veille de l'élection de Mitterrand, il faudrait y affecter environ 150 milliards par an durant la même période. On attend le candidat qui comptera se faire élire sur un tel programme.

Coïncidence, l'épaisseur de cette tranche de remboursement annuel est du même ordre que le déficit public constaté pour 2009 (141 milliards). Comme on dit au café du commerce, il suffirait en somme de maintenir la performance d'aujourd'hui, sauf qu'elle désignerait un excédent au lieu d'un déficit… Ne forçons pas le trait. Eric Woerth précise que cette contre-performance est due pour les deux tiers au « déficit de crise », incontournable, et pour le dernier tiers au « déficit structurel », autre manière de désigner la tradition des mauvaises habitudes françaises.