jeudi 19 février 2009

"Philosophie Bêtise" (II)

Suite de l'exceptionnel Philosophie Bêtise (I)
Nous sommes un vendredi 20. Et alors ?

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Voir aussi:
LE JOUR SE LEVE, LEOPOLD!
de Serge Valletti.
Mise en scène de Michel Didym.
Du 17 au 21 février 2009. Du mardi au samedi à 20h30. Le mercredi à 19h30. Grand Varia. Réserver
Avec: Olivier Achard, Quentin Baillot, Alexandra Castellon, Jean-Claude Durand, Guillaume Durieux, Alain Fromager, Mathias Lévy, Catherine Matisse, Christophe Odent, Jean-Paul Wenzel.
Michel Didym (metteur en scène de Les animaux ne savent pas qu’ils vont mourir d’après Pierre Desproges, et acteur du Dépeupleur de Samuel Beckett) nous fait goûter aux saveurs épiques et poétiques de Serge Valletti, un auteur qui a gardé l’accent de Marseille.
La pièce, malgré son titre et hormis le fait d’être jouée au Varia, à Bruxelles, n’a rien à voir avec la Belgique. L’auteur qui manie le verbe en digne héritier de Rabelais, nous livre une fable de bord de mer dans laquelle l’homme ressemble à une épave échouée sur le sable.

Soirées spéciales En bord de scène
Le jeudi 19 février 2009, rencontre avec l'équipe artistique à l'issue du spectacle.

Serge Valletti a beaucoup écrit pour le théâtre. Il est un des auteurs contemporains les plus joués en France, de Marseille à Paris, et il est méconnu, sinon inconnu en Belgique. Par la force de son imaginaire et la vitalité de son écriture inventive et profondément théâtrale, il entraîne spectateurs de tous âges et de toutes espèces, dans une fantaisie jubilatoire communicative.
Pour preuve, une étude très sérieuse1 faite par des professeurs universitaires de ce qu’il convient d’appeler "
l’homo valletticus", un spécimen aussi éloigné que possible des héros du grand répertoire, mais qui mérite – pour sa fantaisie, sa poésie, son humanité – un instant d’attention, voire un essai d’analyse… On y apprend que "l’homo valletticus" a le sens de l’ellipse ; qu’on aurait tort de prendre ses idiotismes pour des idioties ; que le noyau familial n’est pas son élément structurant ; qu’on le rencontre plutôt dans des lieux squattés ou de passage ; que gagner de l’argent honnêtement, il ne l’envisage guère ; qu’il traite volontiers son prochain d’imbécile ; qu’il est un brin paranoïaque ; qu’il rejette sur autrui la responsabilité de ses méfaits ; que pour conjurer la souffrance spirituelle comme pour se procurer de la bière et des brochettes, il a besoin d’expédients ; que malgré son usage de mauvais coups, il est un animal grégaire ; qu’il n’y a pas que le vin dans sa vie, mais également le jeu, les jeux et la fête qui peut prendre une forme de rituel ; et que justement la cinquième fête assez délirante lui permet de régler leur compte aux grands concepts (la liberté, le travail, le temps, la vie même),de décider une bonne fois pour toutes du bien et du mal, de l’acceptable et de l’inacceptable. Et que soit dit en passant, la scène en question est intitulée "Les penseurs"…

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