jeudi 15 janvier 2009

Premier ?

Extrait du Vif:

CD&V, qui pilote les opérations, alors que « son » Premier ministre s'est empêtré. Pourquoi les partis francophones sont-ils restés aussi passifs ?

Je ne cache pas que cela m'embarrasse très fort. Je trouve inacceptable que mon parti, le premier du pays, faisant partie de la première famille politique à la Chambre, ait été laissé dans l'ignorance durant plusieurs jours. C'est malsain et anormal. Si la tradition institutionnelle avait été respectée, le poste de Premier ministre serait revenu à un libéral francophone. Or, à aucun moment, ce scénario n'a été sérieusement envisagé. Il ne faudrait pas que cela se reproduise.

Par la faute de qui ? Vous critiquez l'entourage du roi ?

Non. Je ne sais pas qui a imposé ce choix. Seuls les états d'âme du CD&V ont compté. Un parti qui avait déjà eu sa chance à plusieurs reprises et qui, sans la N-VA, n'est plus le n° 1.

Les francophones ont-ils été les otages d'une crise flamande ?

Sans doute.

Et les libéraux, trop divisés, n'ont pu saisir leur chance ?

Vous ne m'entendrez pas dire ça. Didier Reynders est un homme d'Etat. Dès lors que d'autres francophones avaient une exclusive contre lui, il n'a pas voulu déstabiliser davantage le pays en ajoutant des exigences supplémentaires.

Reynders aurait-il été plus à l'aise s'il n'y avait l'épouvantail des commissions d'enquête Fortis ?

Rien à voir ! On lui fait un mauvais procès.

Guy Verhofstadt craint par d'éminents membres de l'Open VLD, son propre parti. Didier Reynders refusé par le PS (et le CDH). Et vous, on vous a testé ?

Non, je n'ai pas été sollicité. J'en aurais eu le potentiel, je crois. Comme Reynders.








Lire aussi:
"Politique" Links - 14 jan 2009

Aucun commentaire: