
vendredi 30 novembre 2007
jeudi 29 novembre 2007
Cocof
Updated
Comme par un fait du hasard, le Politique Show consacre son interview de la semaine à Christos Doulkeridis ... actuel président de la Cocof. Je n'ai pas encore lu l'article et écouté les interviews, mais je vous engage à le faire. La consultation en diagonale du reportage, m'amène à croire que Mateusz a posé à Christos exactement les mêmes questions que celles que je me pose dans ce post. Je ne suis vraiment pas sûr que je vais apprécier les réponses qui sont apportées, au vu de ce que j'ai déjà lu par ailleurs sur le sujet, ni à propos de la Commission Arena.
La Cocof, comme d'autres Institutions sont superflues par leur nombre.
Une Grande Simplification s'impose. Même les ministres s'y perdent. Au lieu de défendre "son pain", il y aurait peut-être lieu d'expliquer en quoi la Cocof devrait continuer à exister et en quoi aucune autre solution n'est envisageable.
Ce n'est pas la Commission Arena qui apportera une solution. Il suffit d'en voir la composition et on connait de facto le resultat; de plus tout ce que touche Arena foire.
Quant bien même, ... tout cela devrait uniquement se voir dans le prisme d'un confédéralisme, voire d'une Flandre indépendante, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui.
Sur le sujet:
"Travailler sur les politiques et non les institutions"
Pour le président du Parlement francophone bruxellois, Christos Doulkeridis (Ecolo), "la mauvaise parenthèse Cocof (Commission communautaire française) est fermée". "Mme Bertieaux, présidente des libéraux bruxellois a eu la délicatesse de remettre de l'ordre dans les errements du MR. Leé MR a éteint le petit feu qu'il avait allumé seul dans son coin".
"Il faut renforcer la Cocof", disent les libérauxLa présidente des libéraux bruxellois Françoise Bertieaux le reconnaît : la sortie de sa collègue Françoise Schepmans sur la "disparition" de la Commission communautaire française (Cocof) a valu quelques reproches, interrogations et inimitiés.
mercredi 28 novembre 2007
Retour au Moyen-â(rena)ge …
Updated 04/12/07
Pisa : les élèves belges ont une bonne moyenne
Les élèves belges âgés de 15 ans obtiennent une bonne moyenne, légèrement supérieure à celle des pays de l'OCDE, en matière de connaissances scientifiques selon le rapport trisannuel PISA de l'OCDE. La moyenne belge est également supérieure à la moyenne des 30 pays de l'OCDE au niveau de la lecture et des mathématiques. Derrière la moyenne belge se cachent toutefois des disparités communautaires. A l'instar des résultats PISA de 2003, les élèves de la Communauté française se situent en effet en deçà de la moyenne des pays de l'OCDE, tant en ce qui concerne les compétences scientifiques que pour la lecture et les mathématiques. Parmi les points noirs pour la Communauté française, figurent le pourcentage important d'élèves de faible niveau et le caractère inégalitaire du système scolaire.
Updated 03/12/07
Inscriptions : triste bilan
Le décret Arena n'a pas entraîné de catastrophes. Mais il n'a pas (encore) modifié le marché scolaire, dont la logique reste écrasante.
Le marché scolaire, c'est comme la sardine de Marseille. Tout le monde en parle, mais personne ne l'a jamais vu en face. Jusqu'aux files de la semaine dernière. Où chacun a pu mesurer la réputation d'une école… à la longueur de la file qui s'est formée devant l'entrée. Pour rien, parfois, puisque dans certains établissements où des parents ont gelé, on inscrivait encore, à l'aise, l'après-midi de vendredi. On a mesuré la réputation, voire la vogue d'une école. Mais on ne sait rien de sa qualité, sinon par le qu'en dira-t-on, souvent myope ou bêlant.
(...)
Le sectarisme qui caractérise le PS prend à nouveau toute son ampleur avec l’ombre portée du camarade-Président : Marie Arena.
Tout ce que touche cette brave dame, foire.
La foire, c’est un peu la spécialité du Grand Barnum.
Alors que l’on vient seulement de connaître les « civils » de la Commission Wallonie-Bruxelles qui doit évaluer en toute indépendance le futur de la complexité de nos institutions, la « Cheffe » intervient déjà pour prendre position pour défendre un de ses bébés… :
« Aucun parti politique n'a un scénario crédible sans que la Cocof y joue un rôle, a déclaré mardi la ministre-présidente Marie Arena devant le parlement de la Communauté française, évoquant un récent débat ouvert via les médias par Françoise Schepmans d'"une manière malheureusement trop simpliste". »« trop simpliste » … dans la bouche de Marie Arena … cela fait légèrement sourire
Parler de la suppression de la Cocof, institution trop méconnue qui symbolise la complexité de nos institutions, "est donc un thème a priori facilement séduisant et porteur", a-t-elle dit.
Si on sait tout et tout est dit, à quoi servira cette Commission ? Un bidule ? Certainement.
Le décret Arena ? L'inscription de l'année, pour l'année (prochaine) ...
Chacun connait ou a entendu parler du "Décret Arena" relatif aux inscriptions.
Les inscriptions des enfants entrant en secondaire l’année prochaine commenceront en novembre prochain : le vendredi 30 novembre 2007 ; et dejà le vendredi 16 novembre 2007 pour les enfants qui veulent s’inscrivent dans l’établissement que fréquente déjà son frère ou sa sœur et se poursuivront tout au long de l’année scolaire. Les élèves sont inscrits dans l’école selon leur ordre d’arrivée le jour de l’inscription.Le décret sur l’enseignement différencié adopté Le décret sur l’enseignement différencié dans le premier degré du secondaire a été adopté mercredi 21/11 après-midi par la Commission de l’Education du parlement de la Communauté française, majorité PS-cdH contre opposition MR. Ecolo avait annoncé son abstention mais n’était pas présent au moment du vote.
Infos complètes ici
Seul le MOC soutient encore Marie Arena ... un ascenseur renvoyé après le poste de Sénateur donné à Christiane Vienne pour les services rendus à la patrie des handicapés ?
30 novembre, jour J des inscriptions La tension monte dans les familles concernées par les nouvelles règles d'inscription dans l'enseignement secondaire en Communauté française. Pour 2007, en vue de la rentrée 2008, les inscriptions débuteront le 30 novembre dans toutes les écoles. Des files interminables en vue ?
ET OUI !!!!
Et si on demandait à Clément Triboulet, ce clown professionnel, qui aidait les chômeurs à retrouver un emploi, à aider les parents à patienter dans les files et à trouver une place dans une école ?
et puis, une bonne douche après une nuit d'attente ?
Comme dit dans la vidéo à propos des files d'attente:
"Tout sera mis en place pour éviter ces situations schhhischicchh "
car il faut bien le dire, c'est bien de schhhischicchh qu'il s'agit déjà aujourd'hui.
En une demi-heure (journal RTL-TVi au JT de la RTBF) on passe de 90 à 95 % d’écoles qui « ne posent pas problème », concernant les inscriptions.
Il est vrai que dans deux jours, 100% des écoles n'auront plus de problèmes de files d'attente.
Mais à quoi servait-il alors de réglementer pour ne rien changer au concret de "90%" des cas et ne rien changer au problème des "autres cas particuliers" ?????
"Plus est en toi que tu ne crois"
Aussi sur le sujet:
Le décret qui fâche
Trente novembre. Nous y voilà, à cette fameuse date de début des inscriptions à l'école secondaire. Enfin ! Les écoles vont pouvoir inscrire les élèves ou, à tout le moins, distribuer des numéros d'ordre et inviter les parents à revenir s'inscrire plus tard. Dans quelques heures, les parents vont pouvoir arrêter les files.
Inscriptions: copie à revoir. En profondeur
Arena invite les écoles à ouvrir leurs portes
La ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena a demandé aux écoles d’ouvrir leurs locaux aux parents qui attendent dans le froid. Selon elle, 18 écoles sont confrontées à des files.
"Cela va exacerber la compétition"Le décret n'aura que peu d'impact sur les inégalités sociales, prédit Bernard Delvaux (Sociologue et chercheur au Groupe interfacultaire de recherche sur les systèmes d'éducation et de formation (Girsef), à l'Université catholique de Louvain.).Cette mesure isolée va accroître la concurrence, en tout cas la rendre plus visible.
Petit guide à l'usage du parent motivé
Un décret inutile!
Pourquoi le décret Arena pourrait être annulé
Vendredi, fin de matinée, des centaines de parents, dont certains auront fait la file deux nuits seront fixés. Fixés ? Pas sûr : l'incertitude est telle sur le nombre de places disponibles après l'inscription, ouverte jusqu'à jeudi, des élèves bénéficiant d'une dérogation (frères, sœurs, écoles adossées) et la vague annoncée des doubles inscriptions, que de nombreux parents seront dans l'incertitude. De plus, le décret présente cinq motifs de recours.
Des recours imminents
Peu de temps après le vote du décret inscription au Parlement de la Communauté française, le SLFP-Enseignement annonçait qu'il mettait sa structure et ses moyens financiers à disposition de tout parent d'élève qui souhaitait déposer un recours contre ce décret devant la Cour constitutionnelle.
"Pas un manque de courage politique" réagit le MR
Le MR a réagi mercredi soir aux propos tenus par Marie Arena au sujet du décret Inscription et du "manque de courage politique" du MR. "Il ne s'agit pas d'un manque de courage politique mais d'obstination politique", a réagi la porte-parole de Françoise Bertieaux, chef de groupe MR au Parlement de la Communauté française.
A la belle étoile pour la bonne école
Des parents vont passer deux nuits devant l’école de leur choix. Pour rien ? Le décret Arena a des failles juridiques. Recours possibles.
Le MR dépose une proposition pour annuler le décret
Le MR va déposer une proposition de décret visant à annuler purement et simplement le décret Inscription, a-t-il annoncé mercredi, à l'avant-veille du premier jour des inscriptions dans le premier degré du secondaire.
« Guérilla » autour des inscriptions scolaires
La peur du manque fait flamber les « plans B ». Des parents vont faire la file dès ce soir dans les écoles recherchées.
Marie Arena ne fera pas marche arrière, mais évaluera
La ministre de l'Enseignement obligatoire Marie Arena n'a pas l'intention de faire marche arrière sur son décret encadrant les inscriptions au premier degré de l'enseignement secondaire, mais elle a confirmé mercredi soir dans les journaux télévisés qu'une évaluation serait effectuée pour améliorer le système. Défendant son décret, Marie Arena a souligné qu'on ne pouvait généraliser les cas rapportés par les médias concernant certains étudiants payés pour faire la file dès mercredi, deux jours avant le début des inscriptions.
Arena décrète… illégalement ! La saga du « décret inscriptions » continue à la Communauté française. Et regorge d’incohérences. Mercredi passé en commission, la mère de ce très médiatique décret était cuisinée par quelques députés. L’on sait que ledit décret obligera désormais les parents à inscrire leurs morveux dans l’école à partir du 30 novembre de l’année précédente. Sauf exceptions à faire valoir dans les 10 jours ouvrables précédents (à partir du 16), au nombre de cinq, dont le cas d’écoles primaire et secondaire « associées ». Premier hic, c’est que Maria et un coauteur de cette dernière exception, Marc Elsen (cdH), ne l’interprètent pas à l’unisson. Elle voudrait limiter l’association d’une école secondaire à une seule du primaire. Elsen, à plusieurs – arguant notamment qu’en région rurale, elles sont parfois pléthore. Sur cette lancée, le SEGEC (Secrétariat général de l’enseignement catholique, représentant environ 60 % du secteur) a appelé ses adhérents à… boycotter ce point de la circulaire ! Désobéissance civile ? Même pas : le décret, pourtant voté en juin (et déjà amendé par la majorité PS-cdH), n’a toujours pas été… publié au Moniteur belge ! N’importe quel recours de parent(s), d’école ou d’association risque donc bien d’obtenir gain de cause ! Toute cette m… pourquoi ? Parce qu’un gouvernement a voulu se passer la brosse du justicier social en réglant par décret une situation de discrimination qui, en cherchant bien, existe dans 25 établissements en Communauté française !
"Encore des zones d'ombre dans le décret Inscriptions" Le décret Inscriptions est un "pas dans la bonne direction", c'est-à-dire vers plus de mixité sociale dans l'enseignement de la Communauté française, mais des zones d'ombre subsistent par rapport à son application, a fait savoir lundi le collectif pour une école ouverte à tous, composé d'une dizaine d'associations, dont le MRAX, le Service Droit des jeunes et Infor-Jeunes.En matière d'information, le collectif redoute que certaines familles, particulièrement dans les milieux défavorisés, ne soient pas mises au courant des nouvelles règles en vigueur.Le Collectif pour une école ouverte à tous se pose également des questions relatives au contrôle du respect de la nouvelle procédure par les écoles. Enfin, signalent les associations, l'enseignement en Communauté française reste un des plus inégalitaires des pays de l'OCDE.
mardi 27 novembre 2007
La Belgique condamnée pour une perquisition chez un journaliste

Le pas pays qui est le mien
Au moment où deux conseillers communaux francophones (Paul Sedyn et Yves Ghequiere) ont fait part de leurs commentaires en partie en français sur cette décision, une quinzaine de membres du Taal Aktie Komite, présents dans la salle, ont commencé, chacun à tour de rôle à crier leur indignation, affichant le slogan
« Welkom in een Vlaamse Gemeente »
Ils se sont fait expulser l’un après l’autre par les forces de l’ordre.
Yves Ghequiere a également trouvé « extraordinaire » que le traitement et les insultes réservés par les nationalistes du TAK aux francophones qualifiés de « rats » ne soulèvent pas d’indignation au sein des formations politiques flamandes.
Damien Thiéry a lancé un appel au calme et à la tolérance entre les Communautés.
"Tout le monde doit être conscient que nous n’avons rien contre les néerlandophones. Il y va de l’intérêt de la commune et du pays. Je pense qu’il y a des gens compétents qui tentent réellement de trouver des solutions"
Il n’a par contre pas caché son exaspération vis-à-vis des manifestants
" fascistes venus de l’extérieur de la commune pour y semer le trouble "
La 7e compagnie
Réflexion d’un socialiste au sujet de son président qui semble n’avoir toujours pas compris la défaite du 10 juin :
« Hitler, dans son bunker, donnait toujours des ordres à sa 5e division ! Le PS tourne à la 7e compagnie ».
lundi 26 novembre 2007
La "Nieuw-Vlaamse Alliantie"
La "Nieuw-Vlaamse Alliantie" (Alliance Néo-Flamande - N-VA) est un nouveau parti politique, fondé en automne 2001.
L'objectif de la N-VA est le même que celui de son prédécesseur (Volksunie): donner corps, d'une façon moderne et démocratique, à un nationalisme flamand.
Sur le plan politique, elle plaide pour une république flamande, état membre d'une Europe confédérale et démocratique.
La N-VA défend le droit de l'autodétermination des peuples comme principe de base du droit international public, décrit dans article 1 de la Charte des Nations Unies.
Quand BHV & NVA riment avec HIV...
Vóór de verkiezingen van 2006...
De Lijn maakt het u gemakkelijk
un « Libé » made in Belgique
"ne loupez pas le Libération du 28 novembre , il devrait vous plaire, du moins je l'espère vu le temps que j'ai passé à préparer les papiers que vous lirez ce jour-là (et cela explique mon silence sur les questions européennes, comme certains internautes me l'ont fait remarquer)."
Libération proposera mercredi des reportages, des articles de fond, des portraits et des interviews de Belges connus et inconnus.
Béatrice Vallaeys explique:
« Les Français ne comprennent rien à ce qui se passe chez leur voisin »
« Nous lisons seulement la presse francophone et nous trouvons que les Flamands ne sont pas sympathiques à cause du Vlaams Belang. Nous voulons élargir leur vision grâce à cette édition »
dimanche 25 novembre 2007
Bernard surfe sur Internet
Sans minimiser outre mesure l'intérêt "politique" de l'entrevue, l'aspect "blogosphère" est très limité quand Bernard Clerfayt explique le pourquoi de sa présence sur le web et le comment de l'équipe qui gravite autour de son blog, qu'il ne gère pas lui-même.
C'est dès lors pour moi surtout l'occasion de revenir -brièvement- sur les événements violents de Saint-Josse, à l'occasion desquels Mehmet Koksal s'était fait agresser.
A cette occasion, j'avais mis en évidence, comme d'autres- et Mehmet n'était certainement pas le dernier- , une certaine culpabilité de certains politiques dans l'incorporation dans le système particratique d'éléments "douteux".
Une déclaration - suite à une réaction de Pierre-Yves Lambert dans le Politique Show, m'avait marqué et j'avais contacté Bernard Clerfayt à ce sujet sur son blog (ainsi que son "nègre").
A ce jour, pas de nouvelles.
Les éléments, ici:
Bonsoir,
Relevé sur :
http://%20lepolitiqueshow.dhblogs.b...r.html/#comments , quid de"la présence d'élus "belges" dans cette manifestation nationaliste turque, j'ai vu sur une photo prise par un manifestant Ergün Top, conseiller communal CD&V à Anvers et proche conseiller d'Yves Leterme, et à côté de lui Hilal Yalçin, sénatrice CD&V.
Il avait aussi, selon le site Beltürk (avec texte et photos) l'échevin schaerbeekois MR Sait Köse, le conseiller communal schaerbeekois MR Sadık Köksal, les conseillers communaux PS Şevket Temiz (Bruxelles) et Ibrahim Dönmez (Schaerbeek), l'échevin SP.A de Beringen Ahmet Koç, l'échevine SP.A de Gand (et ex-sénatrice) Fatma Pehlivan, la conseillère provinciale limbourgeoise SP.A Duygu Akdemir.
Le site Gündem (texte et photos mentionne en outre la présence de l'autre échevin SP.A de Beringen Selahattin Koçak et du conseiller communal MR schaerbeekois Mustafa Öztürk."Pourriez-vous nous faire part d'un commentaire, suite à ces informations?
Si ces information s'avèrent correctes, des sanctions éventuelles seraient-elles prises au sein de votre parti ?
Etant parlementaire, ne faudrait-il pas (enfin) initier une Commission d'enquête à propos des liens possibles entre certains mandataires et ces événements ?
Lisez / laissez des commentaires sur le
Blog de Fabrice
Bonsoir,"quitte à lui renseigner certains billets qu'il pourrait ne pas avoir lu, du fait de son emploi du temps extrêmement chargé"
Cela tombe bien, j'ai posté une question référencée : http://www.haloscan.com/comments/bclerfayt/rw_unique_entry_id_112_page1/?src=hsrs#105555et je n'ai toujours pas de réponse.
Il me plairait d'en avoir une avant la publication par Mateusz de l'interview ...Merci.
himself Homepage 11.16.07 - 12:11 am #
Je viens de la (re)transmette à B. Clerfayt par mail...
Fab 11.16.07 - 9:10 am #
Le "BHV Code", le (petit) retour (en arrière)

Les élections communales ont eu lieu le dimanche 8 octobre 2006.
Pourtant, des bourgmestres de communes de la périphérie bruxelloise protégées par le statut linguistique de communes à facilités n’ont toujours pas été nommés, malgré l’écrasant plébiscite dont ces bourgmestres ont fait preuve.
Une pétition de soutienLa tutelle flamande, et en particulier le ministre flamand des Affaires Intérieures Marino Keulen, reproche à ces bourgmestres d’avoir fait envoyer les convocations électorales au sein de leur commune dans la langue des administrés, à savoir en français aux francophones et en néerlandais, aux néerlandophones, conformément à la loi.
- A Crainhem, la liste LB-Union a obtenu 18 sièges sur 23 et 76,40 % des suffrages exprimés, soit 5.385 votes sur 7.307 votants.
Le bourgmestre Arnold d’Oreye de Lantremange est le Crainhemois le plus populaire avec 1.723 voix de préférence.
Un habitant sur 4 a voté pour le bourgmestre sortant. - A Linkebeek, la liste Ensemble-LKB-Samen a décroché 10 sièges sur 15 et 59,84 % des suffrages exprimés, soit 1.788 votes sur 2.988 votants.
Le bourgmestre Damien Thiéry est le Linkebeekois le plus populaire avec 1.068 voix de préférence.
Un habitant sur 3 a voté pour le candidat bourgmestre désigné. - A Wezembeek-Oppem, la liste LB-Union a obtenu 18 sièges sur 23 et 75,97 % des suffrages exprimés, soit 5.855 votes sur 7.707 votants.
Le bourgmestre François van Hoobrouck est le Wezembeekois le plus populaire avec 3.196 voix de préférence.
Un habitant sur 2 a voté pour le bourgmestre sortant.
Dans les trois cas, le message démocratique et libre de l’électeur a été on ne peut plus clair, les bourgmestres ont été plébiscités avec chacun une majorité absolue et des scores de 60 à 76 % des suffrages. C’est la démocratie, ils doivent être nommés. Pourtant, depuis plus d’un an, la tutelle flamande refuse cette vérité, refuse cette démocratie, refuse ce vote, refuse d’admettre que la majorité des électeurs dans ces trois communes vote francophone en Flandre.
Le 7 novembre dernier ...
DECLARATION COMMUNE DES 19 BOURGMESTRES DE LA REGION DE BRUXELLES-CAPITALE ET DES 6 BOURGMESTRES DES COMMUNES A FACILITES.
Les 19 Bourgmestres de la Région de Bruxelles Capitale et les 6 Bourgmestres des communes à facilités se sont réunis ce mercredi 7 novembre à l’Hôtel de Ville de Bruxelles et ils ont adopté la déclaration suivante inspirée par la déclaration des 6 Bourgmestres de la périphérie du 5 mai 2007 :
Les 25 Bourgmestres rappellent
- que les habitants des communes à facilités et des autres communes de la périphérie Bruxelloise sont victimes, dans de nombreux domaines, d’une attitude discriminatoire de la Région Flamande qui a pour résultat de vider les facilités de leur contenu,
- que cette attitude empêche le bon fonctionnement et la saine gestion d’une commune, par exemple, en ne nommant pas – sans justification – quatre Bourgmestres sur six, - que, par ailleurs,
la Région Flamande refuse toujours de ratifier la Convention Cadre sur la Protection des Minorités Nationales qui a été signée par la Belgique,
- que, dans le cadre de la négociation en cours, toute remise en cause de l’arrondissement de Bruxelles Halle Vilvorde sur le plan électoral et judiciaire ne peut s’envisager sans une consultation préalable de la population, commune par commune, sur l’alternative suivante : « maintenir les six communes à facilités en Région flamande ou rejoindre la Région bilingue de Bruxelles-Captitale ».
- que le résultat de cette consultation sera contraignant pour toutes les parties
- que cette consultation est l’expression d’un droit démocratique auquel les 25 Bourgmestres rappelent leur attachement.
Les 25 Bourgmestres exigent le respect de la démocratie et la nomination rapide des quatre Bourgmestres légitimement élus et rappellent leur attachement aux droits démocratiques, électoraux, judiciaires et culturels de tous les habitants des communes entourant Bruxelles.
Le lundi 22 octobre, les communes de Wezembeek-Oppem, Linkebeek et Crainhem réunissaient exceptionnellement leurs conseils pour y soumettre au vote une motion en trois points, « Motion dans l’intérêt du bon fonctionnement de notre commune ».
- Exiger la nomination des bourgmestres
- Réclamer le rattachement de ces communes à facilités à la Région bruxelloise.
- Revendiquer le droit de s’exprimer en français au conseil communal (seuls les conseillers le peuvent, pour autant que leurs interventions n’influencent pas le vote des décisions).
Le conseil communal de Wezembeek-Oppem, par exemple a adopté lundi soir, majorité francophone contre opposition flamande, la motion en trois points dont l'un réclame l'élargissement de la Région bruxelloise aux six communes à facilités de la périphérie.
Ces points également relatifs à la nomination du bourgmestre, actuellement en suspens et au droit des conseillers communaux de s'exprimer en français, ont été approuvés par 17 voix contre quatre lors d'un conseil communal extraordinaire.
Celui-ci s'est déroulé dans une ambiance tendue, en présence d'une bonne centaine de manifestants extrémistes flamands à l'extérieur et d'une vingtaine à l'intérieur de la salle.
La plupart d'entre eux, dont le député fédéral Frank Vanhecke (Vlaams Belang), ont été expulsés au fur et à mesure des débats, lorsqu'ils ont bruyamment protesté contre l'usage du français par certains conseillers communaux francophones, malgré les mises en garde du bourgmestre, François Van Hoobrouck d'Aspre (MR), aux éventuels perturbateurs.
Le 15 novembre, le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, ne nommera pas les bourgmestres francophones de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem. Il demande au conseil communal de ces trois communes à facilités de la périphérie bruxelloise de présenter un autre candidat au maïorat.
Le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen fonde sa décision de ne pas nommer les bourgmestres francophones de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem sur des arguments juridiques et non politiques, a-t-il affirmé dans un communiqué. Il dit s’appuyer sur les avis que lui a remis le gouverneur de la province de Brabant flamand.
M. Keulen invoque une série de faits liés d’une part à l’organisation des élections communales d’octobre 2006 et législatives du 10 juin dernier et d’autre part à la tenue des conseils communaux extraordinaires du 22 octobre.
Selon lui, les trois maïeurs ont démontré qu’ils ne souhaitaient pas respecter la loi.
Un déni de démocratie
Sur le fond, le président du FDF a dénoncé ce qu’il considère comme un déni de démocratie. Les griefs invoqués à l’encontre des trois maïeurs sont fallacieux, estime-t-il.
Trois instances ont déjà jugé illégales la circulaire Peeters que ceux-ci ont refusé d’appliquer et un arrêt de la Cour constitutionnelle de 1998 autorise explicitement les conseillers communaux dans les communes à facilités à s’exprimer en français, contrairement à ce que prétend le gouvernement flamand.
M. Keulen n’a en outre jamais pris de sanction à l’égard des bourgmestres flamands de Hal-Vilvorde qui ont refusé de participer à l’organisation des élections législatives du 10 juin parce que l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde n’était pas scindé, a fait remarquer M. Maingain qui relève la différence de traitement réservé aux trois bourgmestres francophones.
Sur le sujet:
- Trois communes à facilités défient la Flandre
- Les maïeurs du grand Bruxelles réclament un référendum
- "Il faut nommer les bourgmestres des communes à facilités ...
- Facilités-parlement CoCof veut la nomination des bourgmestres
- Les nominations se font attendre pour les communes à facilités
- RTL Info -- Critiques envers Myriam Delacroix, qui a prêté serment
- Delacroix: nomination contraire aux lois
- Bourgmestre malgré tout
- Le FDF veut des initiatives francophones
- Les trois maïeurs francophones ignorés
- Wezembeek-Oppem: arrestations administratives et motions adoptées
- Plainte du FDF contre la menace de boycott des élections en périphérie
- Boycotter le scrutin nuit aux Flamands
samedi 24 novembre 2007
La phrase con de la semaine
Très clairement, le "Chou Gras" de la semaine est attribué au PS, pour "l'ensemble de son oeuvre", la semaine dernière avait vu le Camarade-Président couronné, un peu pour les mêmes raisons, d'ailleurs.
Cfr l'intitulé de ce post, la camarade Laurette avait pris une longueur d'avance, mais s'est faite rattraper sur le fil.
A l'issue du bureau du Parti socialiste, le président du parti Elio Di Rupo a précisé une nouvelle fois que le PS conditionnait sa participation à la Convention à un geste de la part des partis néerlandophones et à un positionnement clair des francophones.
« C'est plutôt un prétexte, voire un moyen de sauver l'Orange bleue »
« Au stade actuel, la Convention n'est pas en mesure de dégager des solutions durables pour le pays »
Il y a parfois des déclarations qui me font sourire, voire rire et d'autres que je trouve minables...
Dans ce registre, j'ai trouvé la réaction de Laurette Onkelinx exprimer correctement la stratégie petite du PS qui parvient encore à masquer sa lourde responsabilité dans l'issue du scrutin du 10 juin dernier, faut-il encore le rappeler ?
Si certains flamands ont fait des scores mirobolants, c'est pour certains par rejet de la politique socio-économique suicidaire du PS en Wallonie et en Communauté Française. Encore et toujours ce parti, comme les dopés du sport, utilise des produits masquants, pour noyer leur forfait; leurs forfaits, devrions-nous dire...
Plus, sur les déclarations de Laurette sur Mint et/ou de commentaires par la péripathétiquecienne du micro-trottoir dans le Politique Show de Mateusz."On ne va pas aller dans la convention ou tous ces grands bidules autour de l’Orange bleue, c’est quelque chose qui est trop lié à cette formule de gouvernement "
Dans un registre annexe, un certain nombre de Politiques se sont exprimés (pas de liens par pudeur) sur le décès de Maurice Béjart ... comme si leurs déclarations qui actuellement monopolisent les médias ne suffisaient pas et avait un quelconque intérêt en cette matière ? Bientôt leur avis sur Saint-Nicolas ou le Père Noël aussi ?
Updated:
Le camarade-Président Elio, m'a-t-il entendu ?
"La cacophonie se généralise", annonce Christian Carpentier et nous procure un edito, pas piqué des hannetons, que je vous livre en intégralité ci-après.
Discorde au sein de l'Orange bleue. Mais aussi en interne au PS...
Toujours est-il que, hier matin sur Bel-RTL, Laurette Onkelinx a surpris, assénant que le PS ne participera pas à la fameuse convention sur le communautaire. Or, sans le PS, la majorité des 2/3 est impossible... Pourtant, mercredi, Elio Di Rupo avait laissé entendre l'exact contraire. "La position du parti reste celle d'Elio ", affirme sa porte-parole. "Laurette s'est exprimée en son nom personnel et en celui de ceux qui, au PS, en ont assez de ce cirque qu'ils voient dans la convention. Didier Reynders lui-même laisse entendre qu'elle n'aura aucun pouvoir de décision... " N'empêche : entre M. Di Rupo et Mme Onkelinx, la discorde semble également s'installer. Décidément, c'est contagieux...
Le PS et le syndrome de la poule sans tête
Il n'est jamais évident de découvrir un univers jusqu'alors inconnu. C'est le cas du PS qui reste toujours condamné, pour l'heure, à être relégué dans l'opposition, après 20 ans de présence ininterrompue à tous les niveaux de pouvoir. La chose est très neuve pour la plupart de ses ténors.
Elio Di Rupo lui-même a été élu pour la première fois en 1987, l'année du score historique du parti atteint sous la direction de Guy Spitaels. Il découvre donc un rôle d'opposant qui n'a jamais été le sien. Avec les ratés du débutant qui commencent à dangereusement s'accumuler.
Taxé, dès le lendemain du scrutin de "gouvernement antisocial"(*) alors que pas une ligne de son programme n'avait été écrite, il virait à 180° peu après, assurant que la constitution de l'Orange bleue était "la priorité des priorités". Puis le jeu s'est emballé. Il y a eu la polémique déplacée sur les coulisses du vote sur BHV. La perte de nerfs en direct à la télé le dimanche suivant. Puis, ce mercredi, le retour à la sagesse, avec le retrait de son diktat d'un vote en sens inverse sur BHV, ouvrant aussi la porte à une participation des siens au débat communautaire.
Mais vendredi, c'est Laurette Onkelinx qui le contredisait : plus question d'y aller ! Qu'elle découvre, elle aussi, l'opposition, tout en piaffant de voir M. Di Rupo s'effacer pour briguer à son tour la présidence avant que Rudy Demotte ne gagne suffisamment en stature pour lui barrer la route, est une chose. Ces jeux d'appareil sont assez routiniers. Mais, en l'espèce, ils donnent au PS une curieuse image de poule sans tête occupée à courir dans tous les sens, au risque de se donner un coup fatal à force de se cogner dans les meubles. Ce n'est pas comme ça que les Rouges tireront profit de ce qui s'annonce comme le gouvernement le plus hallucinant et le plus instable de l'après-guerre.
(*) Cela aussi, c'était une belle connerie !
Voir aussi:
Laurette, Elio, à chacun son non
"Le PS ne participera pas à la Convention"
En route vers une Convention, après la formation
Les "civils" de la commission
Les noms des dix-huit représentants de la société civile (qui rejoindront les 18 politiques dont les noms étaient annoncés depuis un mois) qui doivent prendre part à la "Commission Wallonie-Bruxelles" sont connus.
Les partenaires sociaux sont largement représentés: Jean-Claude Vandermeeren (FGTB), Raymond Coumont (CSC), Felipe Van Keirsbilck (CSC), Philippe Van Muylder (FGTB), Jean-Claude Daoust (FEB), Claude Desseille (UEB) et Valérie Saretto (UCM).
Y figureront également Bernard De Backer (Mutualités socialistes) et Alda Greoli (mutualité chrétienne) ainsi que Jean-Pierre Champagne (FWA). On retrouvera également, pour le non-marchand, Brice Many et Nicole Delcour, ainsi que Marie-José Simoen (FNRS) et Bernard Rentier (ULG).
Jean-Yves Saliez (Inter-Environnement Wallonie); Eliane Deproost (secrétaire générale du Centre d'action laïque et ex-directrice du Centre pour l'égalité des chances), Alain Maskens, l'un des auteurs du "Manifeste bruxellois"; Dieudonné Kabongo, le comédien.
Les travaux de cette commission sur l'avenir francophone, proposée par Marie Arena, débuteront le 4 décembre.
On est pas sorti de l'auberge ... avec ces "a-politiques" dépolitisés ...
vendredi 23 novembre 2007
Imbroglio politique
Comment décoder l'imboglio politico-comique belge...
Quatre clés qui permettraient de comprendre les acteurs et les actes qui nous sont rapportés tous les jours.
À propos de cette vidéo
Sans gouvernement depuis plus de 110 jours, la Belgique s'enfonce dans la crise. On parle désormais ouvertement d'une partition du pays. Le conflit entre Wallons francophones et flamands néerlandophones se cristallise dans la banlieue de Bruxelles. Dans ces communes, situées en Flandre, mais peuplée en majorité de francophones, la guéguerre culturelle et linguistique fait rage...
Site de l'émission: http://www.miseaupoint.ch
La substantifique moëlle serait:
1. Une première donnée est l'identité flamande. Il existe une nation flamande forgée à partir des injustices subies dans le passé. Bien que celles-ci aient été réparées, leur souvenir ne s'est pas effacé. Le nationalisme survit. Il est à la fois conquérant et craintif. Malgré un langage souvent tonitruant, il n'est pas sûr de lui-même. Il a peur de l'expansion de la langue française et de ce qu'elle représente, et veut construire partout des digues pour la contenir. Là où les francophones sont présents sur la terre flamande, il les expulse (université de Louvain) ou veut les assimiler (autour de Bruxelles).
2. La seconde donnée de base est la présence ou l'absence d'un projet. La vie politique est maîtrisée grâce à des projets. Les Flamands en ont un. Il consiste à attribuer à la Flandre l'essentiel des compétences politiques - c'est-à-dire donner à la nation un Etat - et à garder à la Belgique seulement ce qui est avantageux pour eux, comme l'image sur le plan international.
Au-delà de cette tendance confédéraliste, il existe un courant important qui aspire à l'indépendance totale. Les deux suivent, jusqu'à un certain point, le même chemin. Cela explique le cartel CD & V et N-VA où confédéralistes et indépendantistes sont ensemble. Par ce truchement, ceux qui visent l'indépendance de la Flandre sont aussi à la table des négociations. Leur intérêt est évidemment de mettre des bâtons dans les roues, car tout ce qui contribue à affaiblir la Belgique fait avancer leur cause. Il ne faut donc pas s'étonner si nous n'avons pas encore de gouvernement.
Face au projet flamand, point de projet francophone. Les Wallons et les Bruxellois savent ce qu'ils ne désirent pas, mais ne savent pas ce qu'ils veulent. Ils ont des tactiques, mais ils n'ont pas de stratégie. En cas de rupture, ils ne disposent pas de solution de rechange commune.
3. On pouvait dire pendant longtemps que la Belgique se définissait comme une communauté de destin. Mais sans le ciment d'un patriotisme partagé, d'une adhésion nette, quelle peut être la solidité d'une construction politique ? La question centrale concernant l'avenir est donc celle-ci : tous les Belges ont-ils envie d'un destin commun ? Sont-ils prêts à vivre ensemble ? Le doute porte sur la réponse.
4. Parmi les données fondamentales, il existe un élément positif. La culture politique belge est, comparativement à d'autres pays, foncièrement pacifique. Les affaires se règlent sans dépasser les cadres de la légalité. La violence est un phénomène rare. Le compromis est cultivé comme un art. C'est un atout indéniable. Mais il présuppose que nous répondions positivement à la question posée plus haut : voulons-nous rester ensemble ?
L'entièreté de la chronique, ici
L’euro frôle le seuil le seuil psychologique de 1,50 dollar
Le "BHV Code", la fin
Des économistes relativisent le transfert entre régions
Une nouvelles estimation des transferts entre les Régions pourrait sensiblement dégonfler l'ampleur à laquelle sont estimés les moyens qui vont de la Flandre vers la Wallonie et Bruxelles, révèle une contribution présentée ce 22 novembre au 17e Congrès des économistes de langue française à Louvain-la-Neuve.
La Flandre donnerait en net 3,8 milliards d'euros au lieu de 5,4 milliards, la Wallonie recevrait 5,1 milliards au lieu de 4 milliards et Bruxelles donnerait 1,3 milliard au lieu d'en recevoir 1,4 milliard. La capitale deviendrait en d'autres termes contributrice nette. Si les salaires des fonctionnaires fédéraux n'étaient plus pris en compte, les transferts en provenance de Flandre seraient réduits d'1,2 milliard d'euros. Un calcul plus affiné des recettes de sécurité sociale conduirait en outre à porter la part de la Région bruxelloise dans celles-ci de 6,5% à 9,3%. Il est difficile de mesurer les transferts entre Régions, reconnaissent des deux auteurs. L'exercice utilise des clés de répartition approximatives, voire arbitraires, et ignore la richesse des interactions entre les agents économiques.
jeudi 22 novembre 2007
Mini-débat à la Chambre
Pour ma part, je vous y convie ...
Pour la N-VA, pas de tabou tabou, explique Jan Jambon.
Il y a quatre domaines dans lesquels le parti nationaliste flamand réclame des transferts de compétences :
- emploi
- allocations familiales
- soins de santé
- fiscalité
L'insupportable surenchère nationaliste« Nous voulons qu’à tout le moins, l’on fasse un premier pas vers la scission de la sécurité sociale.
Nous avons passé un contrat avec l’électeur pour transférer le plus de compétences possible au niveau flamand »"Si l’accord de gouvernement ne contient rien sur ces sujets, la N-VA ne pourra l’approuver"
"Cela ne signifie toutefois pas que la N-VA veut tout obtenir dans tous ces domaines mais si elle obtient moins dans l’un d’entre eux, cela doit être compensé dans un autre"
Pas de troisième gifle, mais pas un geste positif pour autant
Une majorité de députés a refusé jeudi que la Chambre inscrive à l'ordre du jour de ses travaux une proposition de résolution déposée par le Vlaams Belang relative au démembrement de la Belgique.
L'ensemble des députés s'est exprimé contre la prise en considération de la proposition à l'exception du Vlaams Belang, de la Lijst Dedecker et du Front National. La N-VA ainsi que les députés Mia De Schamphelaere et Michel Doomst du CD&V, et Rik Daems (Open Vld) se sont abstenus.
Didier Reynders
"On a simplement évité un autre geste négatif, un nouveau problèmeOlivier Maingain:
communautaire. Rien de plus, rien de moins"
"Ce qui s'est produit est vraiment le service minimum""C'est rassurant"Joëlle Milquet:
"Je trouve que c'est positif", a-t-elle précisé rappelant que sur la même résolution il y a deux ans, l'ensemble des partis flamands avait soutenu la prise en considérationPour Jean-marc Nollet, qui s'exprimait au nom d'Ecolo-Groen!
"toute provocation est totalement inutile". Il a une nouvelle fois appelé à ce que l'on jette des ponts entre les communautés. "Surtout par les temps qui courent"
Maurice Béjart est mort
Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort à l’âge de 80 ans, a annoncé ce jeudi le Béjart Ballet Lausanne, qu’il dirigeait depuis 20 ans dans la cité suisse.
Maurice Béjart naît à Marseille, le 1er janvier 1927. Danseur, puis chorégraphe, il débute à Paris. En 1960, il crée à Bruxelles le Ballet du XXe siècle. Un quart de siècle plus tard, il déplace sa compagnie à Lausanne (Béjart Ballet Lausanne). Ses racines, il les plante là où il travaille.
Béjart acquiert l'essentiel de sa formation de danseur auprès de Madame Egorova, de Madame Rousanne et de Léo Staats. Ce bagage classique, il l'étrenne à Vichy (1946), puis auprès de Janine Charrat, de Roland Petit et surtout, à Londres, au sein de l'International Ballet. Une tournée en Suède avec le Ballet Cullberg (1949) lui fait découvrir les ressources de l'expressionnisme chorégraphique. Et un contrat pour un film suédois le confronte une première fois avec Stravinski. (suite de la bio, ici)
Comme Johnny, Béjart voulait devenir Belge
Ce dernier a rédigé une lettre motivant son souhait d'être naturalisé Belge, a indiqué Michel Robert. L'historiographe, ami de Maurice Béjart et Conseiller communal MR à Ixelles, a divulgué jeudi cette lettre par voie de communiqué.
Le chorégraphe était très attaché à la Belgique, le pays où, de 1960 à 1970, il avait créé les oeuvres les plus marquantes à ses propres yeux de sa longue carrière, a expliqué l'écrivain à l'AFP. Son célèbre ballet Le Sacre du Printemps, notamment, y avait reçu un accueil triomphal. « Je l'ai vu pour la dernière fois il y a 15 jours. Maurice Béjart m'avait donné la mission de présenter sa candidature pour obtenir la nationalité belge.
Il m'avait dit :
"Je ne désire pas qu'à ma mort le qualificatif "français" soit accolé au mot chorégraphe" »

Maurice Béjart est mort
Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort à l'âge de 80 ans, a annoncé jeudi à l'AFP
Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort à l'âge de 80 ans, a annoncé, jeudi 22 novembre, le Béjart Ballet Lausanne, qu'il dirigeait depuis 20 ans dans la cité suisse.
Béjart quitte la scène
Le chorégraphe français Maurice Béjart, qui a su mettre la danse à la portée d’un large public, est mort à l’âge de 80 ans. Il dirigeait le Béjart Ballet Lausanne depuis 20 ans. Ses cendres seraient dispersées sur les plages d’Ostende.
Quoi de neuf docteur ?
Alerte sur la croissance
Le pétrole ne cesse de grimper, l’euro est à un niveau historique, les Bourses chutent... et la confiance s’érode.
Le marché financier chinois fonctionne normalement durant les dix premiers mois écoulés
Dans son ensemble le marché financier chinois a fonctionné normalement et stablement durant les dix premiers mois de cette année et les transactions ont été relativement animées.
La Chine s'est fixée 95 % de taux d'autosuffisance alimentaire
La Chine allait renforcer ses appuis aux politiques gouvernementales afin de stabiliser le taux d'autosuffisance alimentaire à 95%.
PS zegt ja, maar blijft erg sceptisch
De PS doet mee. 'Al zie ik niet hoe we met acht partijen zullen oplossen wat met vier niet lukte', merkt Elio Di Rupo op.
Groen! toch, SP.A voorlopig niet in Conventie
De plus en plus de bailleurs vendent leur immeuble
De plus en plus de propriétaires d'immeubles de rapport décident de s'en séparer en raison de nouvelles réglementations plus sévères, annonce la VRT mercredi.
Vote d'un décret wallon qui réforme la tutelle sur les communes
Le parlement wallon a approuvé ce mercredi le projet de décret réformant la tutelle qu'exerce la Région sur les pouvoirs locaux (communes et provinces) par 48 voix pour, 15 contre.
Parket opent onderzoek naar misdrijven in affaire-Moerman
Het Brusselse parket opent een onderzoek naar de overheidsopdracht die voormalig Vlaams minister Fientje Moerman (Open Vld) toekende aan de firma Public Business Services (PBS), bevestigt parketwoordvoerster Estelle Arpigny.
Sarko v the gréviculture
The president is trying to divide the strikers, and desperate to keep the people on side
Eén miljoen euro voor bedrijfscrèches
Vlaams minister Kathleen Van Brempt (sp.a) deelt in 2008 één miljoen euro aan subsidies uit aan bedrijven die een eigen gezinsondersteunende dienst beginnen.
BMW : la famille Quandt rattrapée par son passé nazi
L’Arche de Zoé a des « preuves » contre la France
Hasard du calendrier ou non, une lettre envoyée au ministère de la Justice a été publiée L’Arche de Zoé serait en possession de documents prouvant l’implication de la France dans la tentative de transfert de 103 enfants du Tchad vers l’Hexagone. Cette annonce tombe alors que vient d’être publiée une lettre que le président de l’association a envoyée, le 8 août, à la ministre de la Justice.
Daerden ressort la vignette wallonne
Le ministre wallon de l’Equipement, Michel Daerden (PS), souhaite aller de l’avant dans le dossier de la vignette autoroutière. Il demandera jeudi à ses collègues du gouvernement s’ils sont prêts à le suivre pour mettre en place un système wallon, indépendamment des deux autres Régions.
Liaison dangereuse pour Giuliani
Antoine veut saper l'influence d'Electrabel
Début 2008, le ministre wallon de l'Energie, André Antoine, lancera le projet Distriwall destiné à assurer l'indépendance des réseaux de distribution d'électricité et de gaz
Le traité européen «est un viol politique»
Déjà pourfendeur du projet de Constitution européenne rejeté par les français en 2005, l'économiste et professeur d'informatique Etienne Chouard dénonce violemment le nouveau traité de Lisbonne. Une copie conforme du texte précédent, estime-t-il.
Difficile de succéder à Blair !
Les déconvenues de Gordon Brown soulignent sa difficulté à imposer sa marque sur l’action gouvernementale.
Taliban 'taking Afghanistan back'
Semaine européenne de l’Éducation à la citoyenneté mondiale
La neuvième Semaine européenne de l’Education à la Citoyenneté Mondiale se déroulera du 17 au 25 novembre 2007, à l'initiative du Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe.
Perdre le Nord
Le pôle Nord magnétique se déplace de plus en plus rapidement et son intensité s'amenuise toujours plus chaque jour.
Foreign Fighters in Iraq Are Tied to Allies of U.S.
Saudi Arabia and Libya were the source of about 60 percent of the foreign fighters who came to Iraq in the past year to facilitate attacks.
Kiss Kiss Belgium
Environ 500 étudiants francophones et flamands ont échangé câlins et bisous mercredi à Louvain pour tenter de combler symboliquement le fossé qui s’est creusé en cinq mois de crise politique.
mercredi 21 novembre 2007
Jacques inculpé
Le Grand Jacques est inculpé; pas Van Gompel, cela remonte à longtemps.
Non ! Jacques Chirac !
Jacques Chirac inculpé de détournement de fonds
Jacques Chirac a été mis en examen ce mercredi pour détournement de fonds, selon son avocat Me Jean Veil, dans le cadre de l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris. Jacques Chirac était entendu ce mercredi matin pour la deuxième fois depuis son départ de l'Elysée par un juge, cette fois dans l'affaire du recrutement des chargés de missions de la ville de Paris, qu'il dit avoir "souhaité ou autorisé", dans une tribune publiée par Le Monde.
Affaire des chargés de mission de la Ville de Paris : Jacques Chirac mis en examen
L'ancien président de la République a été mis en examen pour détournement de fonds, après avoir été entendu, mercredi matin, au pôle financier de Paris, par la juge Xavière Simeoni.
Updated
Jacques Chirac veut se battre pour la "vérité" et son "honneur"
Tendre la troisième joue ?
Nuit et brouillard
La Communauté flamande reste fidèle à son obsession de réduire les droits des francophones de la périphérie en les qualifiant de temporaires.
Le dépôt en Commission et l'annonce du vote du décret visant à retirer les compétences de la Communauté française sur l'inspection pédagogique dans les écoles francophones des communes à facilités constitue une nouvelle agression à l'égard des francophones.
Aujourd'hui, la Communauté flamande annonce unilatéralement qu'elle va voter une proposition de décret en ce sens.
Depuis toujours, la Communauté Française est compétente pour le suivi et le contrôle pédagogique des enfants de ces 8 écoles de la périphérie bruxellois, fréquentées par plus de 2.400 élèves francophones.
Plus de la moitié des habitants des six communes à facilités désirent être rattachés à la Région bruxelloise. Mais plus de huit Flamands sur dix désirent le rattachement à la Flandre…
et vexations, encore ...
Coditel sanctionné pour ne pas émettre en néerlandais
Le câblo-opérateur Coditel Brabant se voit infliger une amende de 15.000 euros par le régulateur flamand des médias parce qu'il n'émet pas de programmes radio en néerlandais dans la périphérie bruxelloise.
Autour et pas loin du sujet:
Ecoles périphérie: Arena s'opposera aux projets flamands
Oefen hier je Nederlands
Marie Arena et Kris Peeters réunis pour "La Libre Belgique"
Le temps presse avant l'orage
Ecolo: Pas question de laisser le FDF donner le ton francophone
Présidents de parti et sages
La bourgmestre de Rhode a prêté serment
Il faut nommer les bourgmestres des communes à facilités
Delacroix: prime flamande pour quelqu'un qui a tourné casaque
Pas de procédure disciplinaire contre les bourgmestres "refusés"
mardi 20 novembre 2007
Un clou chasse une punaise
"Titine à Charleroi"
La fille du malheureux challenger au poste de président du Parti socialiste, Alisson De Clercq, risque la destitution de la présidence de la société de logements de Monceau-sur-Sambre, le "Logis moderne".
En effet, ce ne serait pas la première fois qu'une jeune femme de Monceau-sur-Sambre sauterait.
Elle s'était faite déjà remarquer lors de la précédante législature par la plus inélégante inactivité parlementaire caractérisée. (*)
Elle pourrait être remplacée par Serge Beghin, ... qui est inculpé pour sa participation à des collèges de signatures sous la précédente mandature. (*)
Un dossier explosif, donc, car le PS carolo envisage des retraits de mandats d'une cinquantaine de mandataires socialistes de l’arrondissement de Charleroi ... qui n’auraient pas versé leur quote-part au parti, soit 10 % du revenu qu’ils tirent de leurs mandats.
Ils risquent purement et simplement le retrait des mandats qu’ils exercent, sauf ceux qu’ils tiennent d’élections au suffrage universel.
Les inculpés seront épargnés, faut pas déconner.
La rénovation est en route, camarades !
(*) Updated:
Le problème d'inactivité devient récurrent et touche tout particulièrement à nouveau le Parlement Wallon et spécifiquement sa Commission du Budget qui a dû une nouvelle fois reporter ses travaux en raison d'un problème de quorum. La Commission devait entamer l'examen du projet de budget de la Région pour l'année 2008 mais dans la majorité, les députés socialistes ont manqué à l'appel. Seuls deux des six représentants PS appelés à siéger dans cette Commission étaient présents.Le même incident, dû à l'absence de députés socialistes, avait eu lieu le 1er octobre au moment de l'examen de l'ajustement budgétaire.
"C'est la deuxième fois en un mois que la majorité est incapable d'être en nombre pour un acte aussi important que le budget ou son ajustement. Tout ça à un moment où le chef de groupe PS veut faire passer un texte un peu prétentieux sur la démocratie parlementaire qui met à l'amende les députés absents, et une fois de plus son propre groupe est déficient"dénoncait le bouillant chef de groupe MR, Serge Kubla.
On ne s’ennuie jamais à Charleroi, titrait le 21/11 le journal Le Soir, « surtout pas du côté des enquêteurs de la police fédérale judiciaire.
Hier matin, une vingtaine de limiers de la section financière ont investi les locaux de l’hôtel de ville pour y saisir des documents et en placer d’autres sous scellés. Un sort également réservé aux trois caves à vin de la Ville, dont le parcours des bouteilles pose vraisemblablement question. » « la juge d’instruction France Baeckeland et ses enquêteurs s’intéressent particulièrement au secrétaire communal adjoint, Bernard Bermils, inculpé il y a deux semaines de faux et usages de faux pour sa participation aux collèges fantômes. Cette fois, les pandores cherchent d’autres irrégularités liées à M. Bermils. »
On ne s'ennuie vraiment pas !
L'ancien député permanent PS du Hainaut Jean-Pierre De Clercq a annoncé mercredi qu'il déposait plainte auprès de la Commission de Déontologie Nationale du PS contre tous les membres de la Commission de Vigilance du PS de la Fédération de Charleroi. Il s'en prend aussi à Elio Di Rupo "qui n'a plus rien à dire au parti et fait du cabotage populiste sans aucune ligne politique". La plainte concerne également le président.
(15/05/07) ... pour mémoire ...
Sur proposition du groupe PS, le Comité directeur de l'USC de Charleroi a désigné ses représentants dans une série d'institutions. Pour les trois présidences de société de logement social qui lui reviennent, le PS a sorti du rang Benoît Delbèque (Foyer marcinellois), Laurence Wilgaut (Val d'Heure) et Alisson De Clercq (Logis Moderne).Voir aussi:
En ce qui concerne les intercommunales, la présidence de l'Igretec reviendra au bourgmestre de Charleroi. Jacques Van Gompel siégera pour sa part au comité de direction.
A l'ISPPC, l'ex-échevin marcinellois Bernard Van Dyck, intègre le conseil d'administration en tant que vice-président.
L'ICDI sera présidée par Gérard Monceau quand Marc Parmentier s'effacera. Enfin, Alain Lelubre hérite de la présidence l'ISPH et Serdar Kilic de celle du Port Autonome.
Perquisitions à l’hôtel de ville
Jean-Pierre De Clercq règle ses comptes avec le PS carolo
Problème d’absentéisme au parlement wallon
Le PS carolo envisage des retraits de mandats
Momo chasse les brosseurs
Fourny, grand reporteur
Borsus chasse le quorum
Et un dernier pour la route :
Daerden’s taverne
lundi 19 novembre 2007
...et la solution (1) ?
A tout ce merdier BHV et autre (surtout autre, mais certainement BHV) , c'est quoi la solution ?
En préambule à un avis plus détaillé qui viendra plus tard (que de promesses, aujourd'hui !) , les articles de Jean-Yves Huwart (Confédéralisme? Bien sûr… & Un p’tit tour, et retour à la vie réelle)
ainsi que cet article de cet autre personnage qui hante les lieux (que le tout Puissant et Architecte de l'Univers les protège et leur accorde la Miséricorde) "Des Marcheblantistes aux Hussards de 1830" me semblent des bonnes bases de réflexion.
des études ou étendre le plan Marshall à Bruxelles ?
et ... un peu d'Histoire
(Vraiment) Rien à voir avec la choucroute, j'ai repéré cet article : Les blogs Internet au bord de l’asphyxie, acte I
Le Sahara générateur d'électricité ?
Je ne peux resister à l'envie de vous le faire partager en entier:
Ouliez les réacteurs nucléaires en Lybie : l'avenir de l'énergie dans les pays du sud de la Méditerranée n'est pas l'atome, mais le soleil. Un groupe d'ingénieurs allemands en a convaincu le gouvernement de Berlin et des partenaires du pourtour de la mer. Leurs arguments progressent aussi à Bruxelles, où deux parlementaires européens, Rebecca Harms et Anders Wikjman, organisent un colloque le 28 novembre sur un des projets technologiques les plus ambitieux de l'époque.
L'idée est forte et simple : l'énergie solaire illuminant le Sahara est très abondante. Si l'on pouvait en récupérer une fraction, celle-ci couvrirait une part notable des besoins en énergie des pays méditerranéens, mais aussi de l'Europe. Or les technologies solaires ont suffisamment progressé pour que cette perspective devienne réaliste.LES PROMESSES DU SOLEIL
Deux techniques permettent de produire de l'électricité à partir du soleil.
- La première, photovoltaïque, convertit directement la lumière en électricité. Elle est adaptée aux toits des maisons, mais non à une production importante.
- La seconde, thermique, utilise l'énergie solaire pour chauffer de l'eau.
Elle permet de monter des centrales de bonne puissance (jusqu'à 100 MW), mais requiert une surface au sol importante (environ 2 hectares par MW).
L'énergie solaire représente, actuellement, 0,04 % de la consommation mondiale d'électricité.
Selon les promoteurs du projet TREC, près de 25 % de l'électricité européenne pourrait être fournie en 2050 par 19 000 km2 de Sahara : soit environ 1 millième de sa superficie globale.
Sur le papier, le raisonnement est imparable : "Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète, explique le physicien Gerhard Knies, inspirateur du projet TREC (Trans-Mediterranean Revewable Energy Cooperation). L'énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d'énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l'électricité nécessaire à l'ensemble de l'humanité." Dès lors, il devrait être possible, en multipliant les centrales solaires dans le désert, d'alimenter les pays riverains. Voire les pays européens.
L'idée, dans l'air depuis longtemps, commence à se formaliser en 2002, lorsque Gerhard Knies, convaincu de la première heure, contacte la section allemande du Club de Rome. Une réunion d'experts a lieu début 2003 : le gouvernement, séduit, accepte de financer une étude approfondie. Celle-ci, menée par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR, l'équivalent du CNES français) et rédigée par l'ingénieur Franz Trieb, est publiée en 2005 et 2006. Elle conclut à la faisabilité du projet avec les technologies existantes.
Concrètement, quelles infrastructures cela impliquerait-il ? La production d'énergie serait assurée par des centrales thermiques à concentration, dans lesquelles des miroirs font converger la lumière du soleil. La chaleur de celle-ci peut échauffer de la vapeur (employée pour faire tourner des turbines), mais elle peut aussi être stockée dans des réservoirs de sels fondus qui la restituent pendant la nuit. L'énergie résiduelle de la production d'électricité pourrait également servir, par le procédé dit de cogénération, à dessaler l'eau de mer - une préoccupation importante pour les pays du sud de la Méditerranée. Les experts estiment par ailleurs que le transport de l'électricité vers les pays du Nord, malgré d'inévitables pertes en ligne, resterait avantageux, dans la mesure où l'irradiation est deux fois supérieure dans le désert à ce que l'on observe en Europe.
Le point-clé du projet, bien évidemment, reste sa rentabilité économique. D'après ses défenseurs, celle-ci serait au rendez-vous. "Aujourd'hui, une centrale solaire thermique produit l'électricité à un coût situé entre 0,14 et 0,18 euro par kilowattheure (kWh). Si une capacité de 5 000 mégawatts (MW) était installée dans le monde, le prix pourrait se situer entre 0,08 et 0,12 euro par kWh, et pour 100 GW, entre 0,04 et 0,06 euro par kWh", précise Franz Trieb.
"L'idée de TREC tient la route, renchérit Alain Ferrière, spécialiste de l'énergie solaire au CNRS. Elle table sur le fait que l'on a besoin de développer la technologie pour en faire baisser le coût." Pour l'instant, en effet, les centrales solaires se comptent sur les doigts de la main, en Espagne, aux Etats-Unis, ou en Allemagne. De plus, elles s'installent souvent sur des zones agricoles ou végétales, ce qui, d'un point de vue environnemental, n'est guère satisfaisant. La centrale de 40 MW de Brandis, en Allemagne, couvrira ainsi de panneaux solaires 110 hectares de bonne terre. Dans le désert, ce gaspillage d'espace est moins préoccupant. D'où l'intérêt croissant porté au concept de TREC par plusieurs compagnies d'électricité en Egypte et au Maroc. Et, plus encore, en Algérie.
Détenteur d'un des potentiels solaires les plus importants de tout le bassin méditerranéen, ce pays a annoncé, en juin, un plan de développement assorti d'un calendrier, qui devrait être mis en oeuvre par la compagnie NEAL (New Energy Algeria). Le 3 novembre, l'acte fondateur du projet a été effectué par le ministre de l'énergie Chakib Khalil, qui a posé la première pierre d'une installation hybride, comprenant une centrale à gaz de 150 MW et une centrale solaire de 30 MW, dans la zone gazière de Hassi R'mel (Sahara). Son ouverture est prévue pour 2010. Une première étape vers ce qui pourrait, une fois réduits les coûts de production, devenir à terme une installation majoritairement solaire.
Le 13 novembre, une autre étape a été franchie : le PDG de NEAL, Toufik Hasni, a annoncé le lancement du projet d'une connexion électrique de 3 000 km entre Adrar, en Algérie, et Aix-la-Chapelle, en Allemagne. "C'est le début du réseau entre l'Europe et le Maghreb. Il transportera de l'électricité qui, à terme, sera solaire à 80 %", affirme M. Hasni, interrogé par Le Monde. L'Europe s'étant fixé un objectif de 20 % d'électricité d'origine renouvelable d'ici à 2020, cette perspective pourrait intervenir à point nommé. Les financements de la connexion Adrar - Aix-la-Chapelle restent cependant à boucler. Comme restent à aborder les conséquences négatives que pourrait avoir sur le paysage la création d'un réseau à haute tension entre le Maghreb et l'Europe.
Côté positif, le recours au soleil pourrait en retour contribuer à résoudre certains problèmes lancinants des pays arabes. Un volet du projet TREC envisage ainsi une centrale solaire dans le désert du Sinaï pour alimenter la bande de Gaza, qui manque cruellement d'électricité. Un autre imagine d'installer au Yémen une centrale permettant de dessaler l'eau de mer : une urgence pour la capitale, Sanaa, qui sera confrontée à l'épuisement de ses réserves d'eau souterraine d'ici quinze ans.
Plus globalement, le développement de l'énergie solaire, soulignent ses promoteurs, pourrait servir la cause de la paix en devenant un substitut crédible à l'énergie nucléaire. Celle-ci, comme le montre le cas iranien, pouvant toujours favoriser un développement militaire.
Hervé Kempf
Article paru dans l'édition du 18.11.07 du journal "Le Monde".



