dimanche 13 juillet 2008

De l'UMP à l'UPM

Excellente initiative, que celle-ci: la création d'une Union pour la Méditerranée (il existe déjà une entrée wiki franchouillarde ! ) qui regrouperait 43 membres: les 27 de l'UE, dix pays du sud -Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie et Turquie- et l'Autorité palestinienne, ainsi que l'Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco. Elle se coulerait dans la structure déjà existante du «processus de Barcelone», un pacte liant l’Europe aux pays riverains de la Méditerranée mis sur pied en 1995 à l’initiative de Jacques Chirac et depuis tombé en léthargie à cause du conflit proche-oriental.




Le grand meeting aura lieu ce dimanche à 15h30, au Grand Palais à Paris, mais Yves Leterme ne sera pas présent ; ou comment prouver dans le concret que nos enjeux politiques belges sont vraiment minables et handicapant, face à à des enjeux de coopérations autour de thèmes concrets, comme la dépollution, l'énergie solaire ou la sécurité civile. Magnette ou Chastel seront-ils présents, pour leur part ?

Si vous savez, faites-moi en part.

Updated:
Un parachutiste détourne le Thalys de De Gucht
14.07.2008 Le Thalys ramenant de Paris le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht a été contraint de s’arrêter à la frontière belge peu avant minuit. Le train a dû rebrousser chemin jusqu’à la gare de Lille en raison d’un incident peu commun : un parachutiste est resté accroché à une caténaire sur le territoire belge. Le ministre des Affaires étrangères a participé dimanche au Sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM) où il représentait la Belgique en l’absence du premier ministre Yves Leterme retenu à Bruxelles par des négociations communautaires.


Lire aussi:

Infographie Le Soir

Union pour la Méditerranée: récit d'un échec diplomatique
Aujourd'hui, dans Libération, vous trouverez un récit (signé Antoine Guiral, Jean Quatremer et Marc Sémo) narrant par le menu le premier grand plantage diplomatique de l'ère Sarkozy (photo: Nicolas Sarkozy et le chef de l'Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, AFP). Car l'Union pour la Méditerranée (UPM), dont le sommet inaugural aura lieu dimanche après-midi à Paris, n'a qu'un lointain rapport avec le projet imaginé par Henri Guaino, le "conseiller spécial" du Président de la République. Bonne lecture!

40 chefs d’Etat lance(nt ?) l'Union pour la Méditerranée à Paris
Le lancement est coprésidé par Nicolas Sarkozy, à l’initiative du projet, et son homologue égyptien Hosni Moubarak. Outre l’aspect diplomatique, l'Union pour la Méditerranée doit se concentrer sur la dépollution de la Méditerranée, l’énergie solaire ou le développement des «autoroutes de la mer».

Union pour la Méditerranée - 43 pays pour lancer l'UPM, un succès ...
Plus de 40 chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe et de la rive sud de la Méditerranée sont ce dimanche à Paris pour le lancement de l'Union pour la Méditerranée.


Union pour la Méditerranée : l'espoir d'un nouvel élan
Parmi les projets que doit porter l'Union pour la Méditerranée (UPM), la dépollution de cette mer et la création d'autoroutes maritimes figurent en tête des priorités. Les Européens demanderont par ailleurs le soutien des pays du Sud sur l'idée d'un plan solaire, parmi d'autres propositions.

Union pour la Méditerranée : « un projet qui manque de maturité politique »
Interview de Hichem Ben Yaïche, journaliste et spécialiste des relations Europe-Afrique Après la Turquie, la Libye ou encore la Syrie, c’est au tour de l’Algérie d’exprimer ses réticences pour le projet d’Union pour le Méditerranée (UPM). Les difficultés auxquelles fait face la France pour réunir tous les pays de la rive sud sur une même table montre le manque d’attractivité du projet aux yeux de certains chefs d’Etat. Les ministres des Affaires étrangères de 12 pays riverains de la Méditerranée se sont réunis vendredi pour tenter d’élaborer une position commune sur la structure de la future Union. Mais l’Algérie souhaite davantage de précision sur la finalité d’une telle union avant de se prononcer sur sa participation.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

A lire

Union pour la Mediterranee: succes théorique du sommet

(13/07/2008 Le président Sarkoy a fait une présentation euphorique des résultats du premier “sommet” euroméditerranéen, réuni à Paris le 13 juillet. C’est, a-t-il affirmé, à "l’unanimité" que les 44 chefs d’Etat ou de gouvernement ont adopté la déclaration finale.
Celle-ci réaffirme un bon nombre de principes déjà admis. Les chefs d'Etat ont décidé d’instaurer la co-décision et la co-responsabilité qui faisaient défaut au processus de Barcelone.
Mais, pour l’essentiel, tout est renvoyé à la session des ministres des affaires étrangères en novembre prochain à Marseille. « Tout reste à faire » a reconnu le président Sarkozy au cours de la conférence de presse finale.
Le président de la Commission européenne qui manifestement semblait ne pas partager le sentiment d’euphorie exprimé par l’hôte du sommet, est resté silencieux au cours de la conférence de presse finale.
Il a, semble-t-il, opté pour une expression prudente et mesurée de son point de vue. Il serait, selon des sources concordantes, partagé entre sa propre position et l'avis de ses propres services, y compris la Commissaire européenne aux relations extérieures.
Il est personnellement favorable au président Sarkozy et à son projet d'UpM. Il lui serait redevable. Le chef de l'Etat français lui a fait le cadeau de suggérer le renouvellement de son mandat à la prochaine échéance - 2009- mais Benita Ferrero-Waldner et la hiérarchie de la DG Relations extérieures seraient plus corconspects.
La Commissaire Ferrero-Wadner, en particulier, est en confrontation ouverte avec l'équipe qui, de l'Elysée, gère le dossier de l'IpM.
Plusieurs observateurs fiables témoignent que la Commissaire a éclaté en pleurs, à Marseille, début juillet, lors des Business Medays, après avoir dû subir un flot de critiques contre son action concernant la Méditerranée expriimées par M. Guaino.

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