mercredi 1 avril 2009

Le capitaine (du Titanic)

Di Rupo: "Le capitaine (du Titanic) doit être sur le pont dans les moments difficiles"


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Nous sommes un 1er avril, mais la vidéo et
les propos du Camarade Président sont bien authentiques .... si, si , si ...


Je dois être un directeur de cirque aberrant, car -paraît-il -, "Il serait aberrant de mettre en doute les capacités d'Elio Di Rupo". Ce dernier sera "sans poll des militants", ... mais à l'unanimité, la fédération socialiste de Mons-Borinage - allez comprendre -, tête de liste aux prochaines élections à Mons.

Il fut une époque où le cirque Bouglione installait déjà ses saltimbanques* , place Flagey ...
L'Histoire est un éternel recommencement, parait-il.


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*Un saltimbanque: personnage obsessionnel (il voit des "crises libérales" partout, ayant disposé d'un poste "satin" comme administrateur de banque.



Lire aussi:
Je prendrai un grand congrès, sauce Flagey
En vrac : - Comment font-ils pour si bien la chanter ?

Elio, morceaux choisis
"savoir si oui ou non les progressistes, et principalement le PS dans notre pays, seront à même de protéger notre société des dérives libérales.""Qu'il commence d'abord à nous protéger des dérives socialistes, 80 % du travail sera fait."À l'échelle de l'Europe, l'idéologie libérale nous mène, si l'on n'y prend garde, au désastre social"Je reconnais que l'idéologie socialiste marche: voyez le nombre de travailleurs en Wallonie. Comme ils sont tous, soit au chômage, soit fonctionnaires, ils ne verront pas passer la crise.Ni la reprise d'ailleurs.

"Surveiller les marchés, ce n'est pas du bolchevisme"
Le rapport du PS sur la crise fina…
Le PS propose une batterie de dispositions pour en rétablir la primauté de l'économie réelle sur la finance. Parmi elles, le parti propose de réglementer de manière drastique la titrisation des dettes et organiser une surveillance des marchés au niveau européen et mondial, sous l'égide de l'ONU.Bruxelles (L'Echo) - Elio Di Rupo se contient généralement dans un langage châtié. Là, il ose l'expression "coup de gueule". D'une part, pour comparer le système financier à "un canard qui court sans tête", incapable de pointer les responsables et, dès lors, de les sanctionner.

Di Rupo: « L'idéologie libérale, ça suffit ! »
Elio Di Rupo révèle au « Soir » le slogan de campagne des socialistes pour le 7 juin. Le président du PS cloue au pilori l'« idéologie libérale », comme le ministère des Finances. Et récuse tout plan « austérité ».
Place Flagey, à Bruxelles, dimanche, le PS convoque son « seul et unique grand congrès de campagne » : programmes, listes électorales le matin ; « Rouge festival » l'après-midi. Martine Aubry en invitée du jour.
À deux mois des élections, le boulevard de l'Empereur se choisit un slogan ("Nos valeurs ne sont pas cotées en Bourse. Nos actions profitent à tous") qui colle de tout près à la crise. Le voici dévoilé. Et expliqué.
Elio Di Rupo est intarissable…
Votre slogan renvoie à votre leitmotiv : la « crise libérale »…
Car c'est l'enjeu des élections du 7 juin. Le problème n'est pas « PS versus MR », « MR versus PS », etc. Mais de savoir si oui ou non les progressistes, et principalement le PS dans notre pays, seront à même de protéger notre société des dérives libérales.
À l'échelle de l'Europe, l'idéologie libérale nous mène, si l'on n'y prend garde, au désastre social. Elle crée de grands oligopoles économiques, ne garantit pas la concurrence, ne profite pas aux citoyens, nuit à l'emploi… Le Parti socialiste européen (PSE) a un programme alternatif : contrôler le secteur bancaire et financier, le réorienter vers l'économie réelle ; interdire tous les fonds spéculatifs dans les paradis fiscaux…
Mais les partis socialistes, qui ont participé nombreux au pouvoir en Europe, ont été partie prenante à cette « dérive »…
Mauvais procès. Les socialistes et sociaux-démocrates ont agi pour le moindre mal, mais ils ont été piégés par l'idéologie dominante qui a conquis les âmes il y a 20 ans. Ce fut une rupture. Une idéologie ultralibérale a triomphé dès lors, qui prétendait annoncer la « modernité » ! En plus, ils ont été confrontés à la règle de l'unanimité dans la prise de décision européenne, qui a permis par exemple à un pays comme la Grande-Bretagne de refuser dès le départ toute contre-mesure, toute harmonisation fiscale, et le reste.
Vous parlez d'une « rupture » il y a 20 ans. Laquelle ?
Avant Reagan-Thatcher, l'Europe avançait dans un autre esprit, cela depuis 1957 : rapprocher les législations, envisager pas à pas des politiques communes… Puis, ce fut la rupture : il fallait réduire le rôle de l'Etat, « déréguler » au maximum. Des cercles d'affaires, des groupes de réflexion, des « think tanks » ont opéré. Cette période historique s'achève. Sur le terrible échec que l'on voit.
Cette idéologie libérale, chez nous, c'est…
… C'est d'abord le scandale de la fraude fiscale. Ce n'est pas le président du PS qui le dit, mais le professeur Michel Maus, de l'université d'Anvers : la fraude en Belgique est nettement supérieure aux pays voisins, et elle pèse sur les recettes de l'État. Le ministère des Finances est parmi les plus mal gérés du pays. Plus : depuis qu'il existe, il n'a jamais été aussi mal géré.
Mais vous êtes au gouvernement, responsable collectivement de ce qui s'y passe, notamment au ministère des Finances…
Allons, vous savez bien que les membres d'un gouvernement ont chacun leurs responsabilités, que chacun gère son département ! Non, les experts et les analystes sont formels aujourd'hui. C'est une catastrophe.
Didier Reynders doit, selon vous, quitter l'Hôtel des Finances ?
Je n'attaque personne. Je constate le problème pour l'État.
Un État promis à l'austérité…
L'austérité ? Une idée de la droite. Pour aider les banques, l'État a déboursé des sommes considérables, emprunté, s'est endetté, et maintenant, il faudrait des plans d'austérité pour faire payer aux citoyens les erreurs et la cupidité des fauteurs de crise ? Tant que les socialistes seront au pouvoir, il n'y aura rien de tel.
Un plan d'assainissement soutenable dans le long terme pour combattre les déficits budgétaires, d'accord, mais il faut surtout redonner la confiance, et dire aux gens : « On ne va pas vous plumer ! »
Mais les déficits ? Qui paiera ? Il faudra de la responsabilité…
Pas de confusion : l'irresponsabilité est dans le chef de ceux qui ont laissé se propager l'idéologie libérale qui a conduit à cette impasse. Quant aux déficits : progressivement, on peut rattraper tout cela en luttant contre la fraude fiscale et en faisant en sorte que le ministère des Finances fonctionne enfin.
Et cela suffira ?
Certainement. Cela suffira à résorber une grande partie des déficits publics. De meilleures recettes, sans impôts nouveaux.
Élections régionales : dans les poches de chômage en Wallonie, les libéraux du MR voient l'échec patent des socialistes.
Quand on pense d'où l'on vient !… Ceux qui se sont enrichis sur le dos des Wallons et qui sont partis avec l'argent !… Ajoutez que, tout un temps, beaucoup d'investissements ont été orientés vers le nord du pays. C'est fini. Là encore, ce sont les experts qui le disent, la Wallonie est devenue une « terre d'investissement ».
Mais ce message de la reprise wallonne passe-t-il ?
La réalité est là, quantifiée par les experts internationaux, le bureau de la KBC. Les gens prennent conscience de ce qui se passe.
Pour l'enseignement, en tout cas, ils comprennent mal…

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