dimanche 8 février 2009

Aernoudt, suite (I)

... (I), c'est que j'envisage d'autre posts consacrés à cet homme et surtout à son projet politique.
Je ne suis pas resté insensible aux multiples critiques et accusations concernant le sujet en objet. Force m'est de constater qu'elles sont pour l'essentiel infondées, erronées, voire mensongères quant elles ne sont pas simplement insultantes avec des relents racistes.

Je persiste dans mon propos : on fait un mauvais procès à Rudy Aernoudt, sur le fond et sur la forme.



Exemple sur la Ligue Wallonne Bruxelles:
LES FAUSSES BONNES IDEES DE RUDY AERNOUDT...
Si la Wallonie est, depuis des décennies, et reste une « terre d’accueil », force est de constater que le nouvel arrivant dans le sud du pays qu’est Monsieur Aernoudt ne semble pas bien informé des réalités sociales, économiques et politiques du centre et du sud du pays.

Re:
Cécité et amnésie
Celui que vous qualifiez de "nouvel arrivant", n'est autre également que l'ancien chef de cabinet des ministres Fientje Moerman et de Serge Kubla au temps de son ministère wallon de l'économie. Pour mémoire, il n'a pas hésité à dénoncer sa ministre flamande libérale pour ses pratiques clientélistes, du reste risible en regard de ce qui se pratique en Francophonie. Voir donc un sectarisme communautaire dans sa démarche, relève de la même pathologique cécité profonde que celle de ne pas avoir remarqué aussi (et par exemple) les dérives Lizinesques.

himself
http://tinyurl.com/bwhb2b

Sur Matin Première:
06.02.09 - 05:06 - Dieter Von Lunburg
Monsieur Aernoudt,
Vous facilitez la tâche de nombreux électeurs wallons en vous liant au MR de monsieur Reynders. Nombreux sont ceux qui pensaient que ce parti libéral était sérieux. Bien que de gauche, j'ai toujours eu du respect pour certains mandataires libéraux (Hervé Hasquin, Louis Michel, etc...). Le mariage avec LiDé, parti populiste à tendance droite extrême, risque fort d'ouvrir les yeux des indécis et de les décider à se tourner définitivement vers les partis démocratiques.

06.02.09 - 07:48 - Dieter Von Lunburg
@ Himself
- Quant au respect, il n'est évidemment pas incompatible avec la gauche. Je pense que tous les gens qui connaissent le français auront compris le sens de ma phrase.
- Quant à l'orientation de monsieur Aernoudt, je me base sur l'avis de Vincent de Coorebyter, du CRISP. Je n'ai pas consulté votre blog, c'est vrai. Pardon.


06.02.09 - 06:55 - himself
@Dieter Von Lunburg. Quelle lecture du paysage politique !
"Bien que de gauche, j'ai toujours eu du respect"A vous lire, les deux semblent incompatibles ?
"LiDé, parti populiste à tendance droite extrême" ? Sur quoi vous basez-vous pour de telles affirmations ?


Dieter V. à nouveau ne comprend rien et ne sait pas lire - ou plutôt est un intellectuellement malhonnête; il m'aurait étonné que Vincent de Coorebyter soit devenu subitement sénile ou fou: Libéralisme et populisme par Vincent de Coorebyter Directeur général du Crisp

De toute évidence, les libéraux belges ont des difficultés avec les populistes, ou en tout cas avec les responsables politiques nouveaux que l’on qualifie de populistes.
(...)
Dans un excellent essai qui a obtenu le Prix du livre politique en 2007 (1), Henri Deleersnijder montre que le populisme joue sur quatre traits caractéristiques : l’anti-élitisme, l’antiparlementarisme, la démagogie et l’appel au peuple.
Ce simple rappel devrait inciter à la prudence quand on parle de populisme. Le populisme n’est pas seulement un style ou une stratégie de communication, comme on le laisse entendre en qualifiant de populistes des personnalités aussi différentes que Pim Fortuyn, Nicolas Sarkozy, Steve Stevaert, Silvio Berlusconi et Ségolène Royal. La maîtrise des médias, une forte personnalisation de l’action politique et une certaine manière, très directe dans le ton, de s’adresser au peuple, font bien partie intégrante du populisme, mais ne suffisent pas à le définir. Quand on observe que l’étiquette de populiste a servi à dénoncer aussi bien le SP hollandais, situé à la gauche des sociaux-démocrates du PvdA, que le discours anti-immigrés de Jörg Haider en Autriche, il faut se méfier des termes dont l’usage est trop souple. La tentation est manifeste de baptiser de populisme le radicalisme des autres, de ses adversaires politiques, quand il ne s’agit pas de disqualifier toute aspiration à la rupture, quel qu’en soit le contenu. Avec le risque de laisser entendre qu’en démocratie, seules les solutions « raisonnables » ont droit de cité.
Rudy Aernoudt mérite d’autant moins d’être qualifié de populiste qu’il ne cultive pas l’anti-élitisme caractéristique du populisme.

(...)
Quant aux trois autres caractéristiques du populisme, l’antiparlementarisme, la démagogie et l’appel au peuple, on peut difficilement les attribuer en bloc à Jean-Marie Dedecker et à Rudy Aernoudt. Aucun des deux ne fustige le parlement ou le système de la démocratie représentative en général, dont Jean-Marie Dedecker joue avec brio, et auquel Rudy Aernoudt souhaite participer. S’ils dénoncent bien la particratie (comme tant d’autres en Belgique), ils s’inscrivent dans le sillage du libéralisme, courant de pensée qui a porté l’idée du parlementarisme.
On leur reproche volontiers leur démagogie, et il est vrai qu’ils défendent des options radicales qui flattent le préjugé populaire selon lequel on pourrait régler de nombreux problèmes si on le voulait vraiment. Mais il en va de la démagogie comme du populisme : il faut manier cette étiquette avec prudence, car elle désigne souvent l’utopie des autres.
(...)
S’ils ne sont pas clairement populistes, Rudy Aernoudt et Jean-Marie Dedecker ont par contre un programme parfaitement libéral. Simplification des structures administratives et politiques, diminution et meilleure utilisation des dépenses publiques, baisse drastique de la pression fiscale, limitation des allocations de chômage dans le temps, valorisation du travail et de l’effort, promotion des choix individuels et de la volonté des citoyens contre l’interférence des groupes de pression… : c’est un certain libéralisme radical qui se réaffirme ici, comme il le fait périodiquement dans l’histoire du pays.


Confondre libéralisme "radical" et extrême doite est d'une parfaite malhonnêteté intellectuelle crasse. CQFD.

Un peu de fond vrai:

video


Les dix priorités , telles que présentées lors de leur Université libre de LiDé

1. Améliorer l’enseignement et la formation ................ : Bernard Surlemont

2. Revitaliser le marché de l’emploi .............................. : Nathalie (Nathou) Jacquet

3. Valoriser l’administration ............................................. : Nathalie Noiret

4. Gouverner, c’est prévoir ............................................... : Thierry Rommel

5. Réduire la charge fiscale ............................................. : Serge Tihon

6. Lutter contre la pauvreté .............................................. : Eric Bruckmann

7. Vivre le développement durable ................................ : Jacques Litwak

8. Rendre la politique propre .......................................... : Jérôme Munier

9. Stimuler le goût d’entreprendre .................................. : Sylvie Wodon

10. Réformer l’état .............................................................. : Rudy Aernoudt



Lire aussi:
Lidé-MR : Aernoudt entend gérer la cuisine
Lidé n’envisagera d’alliance avec un autre parti que sur la base de ses 10 priorités qu’il a rappelées samedi lors d’un congrès à Wanfercée. Rudy Aernoudt, son président, n’a pas dissipé le flou sur une alliance avec le MR. Il a toutefois averti que dans « l’auberge du MR », il entendait « gérer la cuisine ».

Le Flamand, les cow-boys et les Indiens
On le dit populiste, caricatural, poujadiste. Les syndicalistes le traitent même de menteur. Imperturbable, Rudy Aernoudt fignole LiDé.

3 commentaires:

Kermit a dit…

"Bien que de gauche, j'ai toujours eu du respect pour certains mandataires libéraux", comme cela est dit du bout du bout des levres !!!!

Quand on voit comme a gauche, on a vite fait de qualifier de "fachiste" le moindre soupcon de vertu liberale, on ne s'etonne plus de voir qu'au plus petit accent de populisme le socialiste de base crie a l'extreme droite. C'est comme ca a gauche, on a rarement l'ouverture d'esprit qui permettent d'enviseager que le monde soit en uance de gris et pas noir ou blancs. La reaction de Dieter VL n'etonne personne, a gauche on crie facho des qu'on sort des mots comme "devoirs", "travail" ou "individu" sans se rendre compte que quand un homme manifeste dans la rue pour le pouvoir d'achat, bien loin de toutes ces valeurs de solidarite et d'entraide, c'est bien au sien qu'il pense.

Mais bon, l'inverse est vrai aussi, le liberal a lui aussi la facheuse manie de crier au gauchiste des qu'il entend des mots comme "droits", "solidarite" ou "entraide".

himself a dit…

@Kermit

Quel que soit le bord, la malhonnêteté intellectuelle m'indispose furieusement.

Jean-Yves Huwart a dit…

La réflexion de De Coorbyter était brillante, comme toujours.
Je sens que RA va sortir cette campagne électorale du ronron wallonnant et ambigu habituel...