vendredi 29 octobre 2010

22e position avec un score de 7,1

Phineas_Barnum

@eliodirupo : 22e position mondiale de la Belgique en matière de corruption -
merci les Donfut, Daerden et
la République des Camarades ;-(



La Belgique se classe en 22e position avec un score de 7,1, soit le même score que
l’année dernière.

Elle reste l’un des moins bons élèves au sein des pays qui composent “vieille Europe”. La Belgique occupe comme l’année dernière la 10e position dans le groupe de l’Europe des 15, derrière le Danemark, la Finlande, la Suède, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Irlande, l’Autriche, l’Allemagne et le Royaume- Uni.

Cette position s’explique en grande partie par le peu de volonté politique de faire progresser l’éthique et la lutte contre la corruption en Belgique.
Les gouvernements de par le monde investissent des montants importants pour faire face à l’instabilité des marchés financiers, au changement climatique et à la pauvreté. Mais les niveaux de corruption constituent un obstacle essentiel à l’accomplissement de véritables progrès. Trois quarts des 178 pays composant l’indice 2010 de perception de la corruption publié par Transparency International aujourd’hui, ont un score inférieur à 5 sur une échelle allant de 10 (haut niveau d’intégrité) à 0 (haut niveau de corruption).

Le Danemark, la Nouvelle-Zélande et Singapour se retrouvent en haut du tableau avec un score de 9,3. Les gouvernements instables, souvent héritiers de conflits, continuent à monopoliser le bas du tableau. L’Afghanistan et le Myanmar se partagent l’avant-dernière place avec un score de 1,4, et la Somalie arrive dernière avec 1,1.
L’ indice de perception de la corruption de Transparency International, l’organisation qui mène la lutte contre la corruption dans le monde, est un indice composite basé sur 13 enquêtes menées auprès d’experts et d’hommes d’affaires par 10 institutions indépendantes telles l’Economist Intelligence Unit, le Forum Economique Mondial et la Banque mondiale. Il mesure leur perception du niveau de corruption des fonctionnaires et des politiciens.

Pourquoi la Belgique ne progresse pas
Transparency International Belgium (TI-B), la section belge de l’organisation internationale, avait mis le doigt sur des mesures à prendre pour assainir la situation, mais elles n’ont pas été prises. On ne s’étonne pas dès lors que la Belgique ne progresse pas. Il faudrait avant tout s’attaquer au problème de la gestion des conflits d’intérêt comme le font d’ailleurs les pays qui figurent en tête du classement, revoir des règles qui découragent les agents publics
- pourtant bien placés pour contrer la corruption en amont-, de mettre à jour les cas de corruption qu’ils constatent, protéger ceux qui s’y risquent1, et réintroduire les enquêtes
administratives que menait le Comité Supérieur de Contrôle avant sa suppression
consécutive à « l’Affaire Agusta ». Transparency International Belgium avait aussi, lors des élections régionales de 2009 et à nouveau à l’occasion des élections fédérales de 2010, épinglé l’éthique dans la sphère politique. Elle insistait notamment pour que soit mis fin au phénomène des « candidats fantômes » qui prêtent leur nom pour renforcer des listes électorales sans l’intention d’exercer le mandat brigué. Elle plaidait pour que les revenus et avantages publics et privés des mandataires soient rendus publics, et que la transparence et le contrôle du financement des partis politiques soient renforcés.

Face à une situation plutôt figée, TI-B souhaite mieux comprendre et exposer les
mécanismes qui empêchent la prise de décisions politiques et administratives adéquates.
Avec l’appui financier de la Commission européenne, elle entame une importante évaluation des forces et faiblesses en matière d’intégrité des institutions du pays (l’exécutif, le législatif, le judiciaire, les media,…) en vue de mettre en évidence les mesures et remèdes les plus réalistes et appropriés.

Mais il ne faut pas attendre les conclusions de ce travail d’évaluation de l’intégrité au sein de la société belge, pour rappeler que l’intégrité nous concerne tous, qu’elle est composée de l’ensemble de nos attitudes individuelles. Comment gérons-nous dans la vie de tous les jours, les contradictions entre nos intérêts individuels et l’intérêt collectif ? Pour faire évoluer une culture, il faut plus que de s’indigner des comportements des autres.

Notons que d’autres enquêtes de perception vont dans le même sens que celle sous revue.
Il ressort de l’Eurobaromètre publié en novembre 2009 par la Commission Européenne, que pour plus de 3 belges sur 4 la corruption est un problème majeur dans leur pays, et pour plus de 4 sur 5 d’entre eux la corruption est présente au sein des institutions publiques.


Lire aussi:
Conflit d'intérêt(s)
Le conflit d'intérêt(s) est vraiment mal connu en Belgique http://bit.ly/99hBTe

Le rôle du refus
"Le constitutionnaliste Marc Uyttendaele" , "neutre" donc sur #MatinPremiere ;-((
@
lauwerijs Inviter M Uyttendaele comme "constitutionnaliste" sur #MatinPremiere me semble une faute éthique/déontologique @yvesthiran


Corruption massive dans des marchés publics belges
Scandale du siècle à l'Etat : 71 inculpés ! - Dec 2009Palais Royal de Laeken, prisons, Beaux-Arts, palais de justice… 59 entrepreneurs et 12 fonctionnaires mouillés, dont le directeur général, pour faux, etc.
Le parquet demande le renvoi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles de 71 inculpés, 47 personnes physiques et 24 personnes morales, entreprises et sociétés, dans le plus gros scandale de corruption de tous les temps à la Régie des Bâtiments, pour des fraudes et malversations avec dessous-de-table commises pendant dix ans à Bruxelles dans l’attribution et l’exécution de marchés publics. L’info est confirmée par le 1er substitut Jos Colpin, du parquet de Bruxelles.


Enquête 'Transparence et Politique'
Transparency International Belgium a interrogé les candidats aux élections fédérales 2010 sur le thème de la transparence en politique, ainsi qu’elle l’avait déjà fait avec succès lors des élections régionales de 2009.
Notre objectif était de prendre connaissance des engagements des candidats sur des mesures précises qui nous semblent de nature à promouvoir l’intégrité et la transparence. Notre conviction est que la prise et le respect de tels engagements peuvent contribuer à revaloriser l’action publique et à restaurer la confiance altérée de nombreux belges envers leurs élus et leurs institutions.L’enjeu est de taille. Il ressort en effet de l’Eurobaromètre, publié en novembre 2009 par la Commission Européenne¹, que 78% des Belges estiment que la corruption est un problème majeur dans leur pays (contre 71% en 2007), et que 82% d’entre eux considèrent que la corruption existe au sein des institutions fédérales (contre 77% en 2007). Par ailleurs, 63% seraient d’avis (contre 45% en 2007) que les pots-de-vin et les abus de positions de pouvoir constituent des pratiques largement répandues parmi les politiciens fédéraux.

Daerden&Co et la Justice
Le parquet de Liège envisagerait de renvoyer le dossier "Daerden&Co" à un juge d'instruction pour effectuer des devoirs complémentaires.

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