mardi 2 mars 2010

Salir mon image

#Kiadi : "J'apprends avec surprise qu'un dossier anonyme me concernant a été diffusé aujourd'hui. Je suis particulièrement étonné par cette compilation arbitraire de documents anciens qui n'a visiblement qu'un objectif: salir mon image, mon travail et mon honorabilité" ?

Où en est le rapport du Conseil de Déontologie du PS qui devait examiner calmement le Daerdengate ?
Salir plus encore cette image, c'est effectivement dégueulasse ....




"La note révisorale qu’il nous a été permis de consulter d’une part, la jurisprudence disciplinaire publiée par l’IRE (Institut des réviseurs d’entreprises) et les publications du Moniteur belge d’autre part, témoignent à suffisance d’une organisation de personnes physiques et morales élaborée, complexe et opaque. Elle vise à faire remonter les dividendes importants engrangés par le cabinet révisoral créé initialement par Michel Daerden. Il existe plus que des indices sérieux de culpabilité, de prise illégale d’intérêts dans le chef de Michel Daerden qui justifie à son encontre - mais également de son fils et associés proches, voire même partenaires politiques - des poursuites pénales en tant qu’auteur ou coauteur (et/ou membre et dirigeant d’une organisation criminelle)"


Lire aussi:
Michel Daerden et le délateur anonyme ou le ministre mis sous pression
C’est un étrange dossier arrivé dans une série de rédaction hier. Avec une question essentielle : qui est l’expéditeur anonyme ? A l’évidence quelqu’un qui connaît le droit, il cite plusiuers articles du code pénal. A l’évidence aussi quelqu’un qui connaît bien la société DC&Co l’ancien cabinet de révisuer de Michel et Frédéric Daerden. A l’evidence aussi quelqu’un qui n’est pas un fan de Michel. La conclusion de l’expéditeur est sans appel : il décrit ce qu’il appelle « l‘organisation Daerden » comme « une machine puissante, performante et extrêmement sophistiquée dont l’opacité semble être un instrument, et la résistance, une technique procédurale permettant de faire remonter des dividendes subséquents”

Le dénonciateur anonyme affirme que les dividendes s’élèveraient à 700 000 euros par an et que ce sont bien les Daerden père et fils qui en profiteraient.

Daerden&Co : le dossier s’alourdit
Un volumineuse analyse accuse le ministre et son fils d’association de malfaiteurs et de prise illégale d’intérêts. Elle est transmise à la justice et aux politiques.

Pièces et analyses accablantes pour Michel Daerden

Rebondissement dans le dossier "Daerden&Co", du nom de l’actuel ministre fédéral des Pensions, Michel Daerden (PS) et de son fils Frédéric. Une analyse fort bien documentée vient d’être envoyée au procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé, accusant le bourgmestre en titre d’Ans et son fils de plusieurs infractions au code pénal. Le procureur nous a confirmé avoir reçu le document et l’avoir transmis à l’avocat général en charge du dossier, Thierry Piraprez. "C’est un document anonyme et nous devons procéder à toutes les vérifications nécessaires", nous a-t-il répondu. L’enquête commencée au parquet de Liège bénéficie du renfort des fins limiers de l’Office central pour la répression de la corruption (OCRC). Mais pour les auteurs, la messe est dite: Daerden père et fils.

Cabinet Daerden: Di Rupo saisit le conseil de déontologie du PS

En avant l'amnésique

Aujourd'hui que le gouvernement passe à la vitesse supérieure en tranchant dans le lard éthique, tout le monde tire évidemment la couverture à soi en s'appropriant la paternité de la guerre sainte contre le conflit d'intérêts daerdenien.

Un peu comme si une crise aiguë d'amnésie frappait tous les groupes politiques qui oublient tout d'un coup qu'un paquet de contrats désormais frappés d'infamie ont été passés alors qu'ils étaient aux affaires.

À commencer par le PS, bien sûr. Di Rupo s'est bien empressé de rappeler en 2007 que les règles devaient être respectées. N'empêche, il a fallu une législature complète pour prendre conscience de dérives qui durent pourtant depuis 15 ans. Présents au gouvernement wallon depuis toujours, les socialistes n'ont jamais rien fait pour éviter les conflits d'intérêts. Et avec plus de 200 contrats publics passés avec l'ex-cabinet Daerden, ils ne peuvent pas dire qu'ils tombent des nues.

Que dire du MR alors, au pouvoir entre 1999 et 2004, période pendant laquelle plusieurs contrats ont été entérinés ? Celui qui concerne le FOREM, par exemple, qui est passé comme une lettre à la poste alors que Véronique Cornet était présidente de la Commission emploi. Ou celui passé avec la RTBF alors que Daniel Ducarme en avait la tutelle.

Et Écolo ? Oui, Bernard Wesphael a fait de ce dossier un cheval de bataille depuis 1997. Il n'empêche que Jean-Marc Nollet, qui applaudit des deux mains l'initiative gouvernementale actuelle, était également au gouvernement entre 1999 et 2004.

Quant au cdH, on n'a pas vraiment souvenir d'une croisade anti-daerden in illo tempore. La conclusion ? Ô tempora, ô mores : les temps ayant changé, il est facile de dézinguer aujourd'hui un système auquel on adhérait à une époque où tout le monde, ou presque, le trouvait normal.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

voici une petite vidéo dardenienne qui sent bon l'Italie: http://www.youtube.com/watch?v=vUaOe5otlOo